Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

EN IMAGES - À Rennes, ils plantent des arbres contre le projet d'extension du Stade Rennais

-
Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Le comité de sauvegarde de l'espace naturel de la Prévalaye à Rennes (Ille-et-Vilaine) a réalisé dimanche 31 janvier une "plantation rébellion" de 500 arbres sur des terrains concernés par le projet d'agrandissement du Stade Rennais. Une occupation des lieux est envisagée.

Les manifestants s'opposent à l'artificialisation des sols alors que les terrains sont gelés par la mairie de Rennes en vue d'une éventuelle construction.
Les manifestants s'opposent à l'artificialisation des sols alors que les terrains sont gelés par la mairie de Rennes en vue d'une éventuelle construction. © Radio France - Maxime Glorieux

Alors que le projet d'agrandissement du Stade Rennais doit être présenté mardi 2 février et que le sujet fait débat depuis l'été dernier, environ 200 personnes se sont rassemblées dimanche 31 janvier sur le site de la Prévalaye à Rennes (Ille-et-Vilaine). Une opération "plantation rébellion" a été menée grâce à un don de 500 arbres par l'association Forêts en Devenir.

Ça fait 20 ans que je viens là, je n'ai pas envie que ce soit donné au Stade Rennais.

À l'origine, seulement 200 arbres étaient prévus. Et alors que les organisateurs attendaient plus de monde, ils ont pu compter sur l'aide de nombreuses familles. "J'ai pas envie qu'on le coupe parce que j'aime bien les framboises et les arbres", glisse Kelly à sa mère après avoir planté un framboisier. 

L'association La Nature en ville a renouvelé son opération "adopte un arbre", avec des décorations à la peinture sur des bandes de tissu.
L'association La Nature en ville a renouvelé son opération "adopte un arbre", avec des décorations à la peinture sur des bandes de tissu. © Radio France - Maxime Glorieux

Si le collectif a reçu l'accord du paysan chargé de l'entretien des terrains avec Rennes Métropole, l'action porte tout de même le nom de "Plantation rébellion". Pour Emmanuelle et David, cette opération est un coup de pression avec, dans leur viseur, la mairie de Rennes. "On essaye de récupérer le lieu. Ils ne nous ont pas beaucoup concertés pour le projet donc à un moment donné, on prend la place ! Ça fait 20 ans que je viens là, je n'ai pas envie que ce soit donné au stade."

Selon David Poisot du collectif de sauvegarde de la Prévalaye, les négociations sur l'avenir d'une partie de cet espace naturel penchent en faveur du Stade Rennais. "Le politique s'entête dans le fait du prince alors quelle est la solution aujourd'hui ? C'est l'occupation ! Si des personnes apposent le message très clair qu'il y aura une ZAD, ce n'est pas de notre responsabilité mais de celle du politique", affirme-t-il, alors qu'une pancarte sur laquelle on peut lire "Ici, future ZAD", trône près d'un stand.

Occuper les terres dans une optique agricole

L'installation éventuelle d'une ZAD, une "Zone à défendre", n'est pas exclue par Tristan, membre du collectif mais également de l'association Extinction Rebellion. "Une ZAD, ce serait de manière défensive pour empêcher les travaux de débuter ici, sachant que ce sont des terres fertiles, vivantes et végétales, elles n'ont pas uniquement pour but d'accueillir des personnes pour vivre ici mais aussi pour être cultivées, c'est dans cette optique là qu'on réfléchit à occuper ces lieux pour défendre les terres dans une optique agricole et de résilience à long terme", explique-t-il au milieu d'un immense champ. 

Si une occupation des terrains paraît imminente, certains évoquent même la création d'une ZAD, une "zone à défendre".
Si une occupation des terrains paraît imminente, certains évoquent même la création d'une ZAD, une "zone à défendre". © Radio France - Maxime Glorieux

L'occupation des terrains est donc clairement envisagée : "S'il y a un projet de construction, ça peut aller jusqu'à une occupation de ces terres le temps qu'il le faudra, pour se prendre en main de manière autonome et penser comment on peut transformer ces parcelles en culture maraîchère par exemple", répète Tristan. 

Selon nos informations, l'extension du Stade Rennais devrait être inférieure aux huit hectares prévus et des compensations écologiques sont envisagées.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess