Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

"On risque de perdre l'âme du quartier" : à Nantes, un collectif veut revoir un projet urbain à la baisse

-
Par , France Bleu Loire Océan

Le collectif du Bois Hardy s'inquiète du projet de renouvellement de Nantes métropole dans le quartier de Chantenay. Ces riverains souhaitent une réduction du nombre de constructions pour préserver les espaces naturels.

Selon le collectif du Bois Hardy ce verger risque de disparaître.
Selon le collectif du Bois Hardy ce verger risque de disparaître. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Nantes, France

C'est un lieu étonnant au cœur du quartier de Chantenay à Nantes. Entre les immeubles, le coteau du Bois Hardy s'étend sur quatre hectares. Cette large friche, propriété de la métropole, abrite notamment des jardins ouvriers et des parcelles à l'état sauvage. Selon un collectif de 350 habitants, elle est menacée par un projet de renouvellement urbain.

Porté par Nantes Métropole, il prévoit la construction de 380 logements. C'est trop pour François Orhan, membre du colelctif : "Cela triplerait la densité urbaine." Ils aimeraient que la métropole revoit son projet à la baisse : cent logements de moins, soit 280, ce qui permettrait selon eux de sauver 5000 à 6000 m² de verdure. Le verger, notamment, risque de disparaître. Ils demandent que la métropole ne construise que sur les zones déjà artificialisées, qui représentent 2,5 hectares, notamment le parking présent sur le site.

La friche de 4 ha comprend des zones artificialisées comme ce parking. - Radio France
La friche de 4 ha comprend des zones artificialisées comme ce parking. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Un dialogue dans l'impasse

Pourtant, Nantes Métropole insiste : garder des espaces verts fait partie intégrante du projet. Ils représenteront 40 % de la surface au sol. Mais le collectif craint que la zone se transforme en un énième parc urbain. "On risque de perdre l'âme du quartier. Le Bois Hardy est un lieu expérimental, quasi unique, qui sert aux riverains, et où les enfants des écoles du quartier viennent apprendre à jardiner", explique François Orhan.

"On est pour les constructions, mais on veut les limiter" François Orhan, membre du collectif

Nantes Métropole assure qu'elle veut imaginer ce projet avec les habitants. Une concertation et une enquête publique ont été lancées. Le collectif y a participé mais selon eux, la métropole ne veut pas réduire le nombre de logements. "On a seulement réussi à leur faire accepter de renoncer à une tour de vingt logements." Ils regrettent "une impasse" dans le dialogue et envisagent d'effectuer des recours contre la future "ZAC du Bas-Chantenay".

D'après Nantes Métropole, les premiers logements seront commercialisés l'an prochain. Le début des travaux est prévu pour 2021 avec les premières livraisons en 2023.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu