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Rues interdites, mésanges, drones : les chenilles processionnaires dans le viseur des élus mosellans

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Les chenilles processionnaires et leurs poils urticants mettent les maires de Moselle à rude épreuve. A Bouzonville, l'élu est obligé de prendre un arrêté interdisant l'accès à certaines rues de sa commune. A Guénange, il fait appel aux mésanges et investit dans des drones pulvérisateurs.

La chenille processionnaire compte environ 600.000 poils urticants
La chenille processionnaire compte environ 600.000 poils urticants © Radio France - Thierry colin

Ça gratte et ça pique. Depuis plusieurs jours, les chenilles processionnaires sont de retour en Moselle. Les bêtes aux 600.000 poils urticants font des ravages dans certaines secteurs du département. En plus de s'attaquer aux arbres (notamment aux chênes), elles sont une plaie pour les promeneurs et leurs animaux domestiques : rougeurs, démangeaisons et parfois crises allergiques graves.

Arrêté municipal

Après deux mois de confinement, le retour tant attendu en forêt peut donc virer au cauchemar. Et les randonneurs ne sont pas le seuls concernés car les poils de chenilles débarquent également dans les rues et les jardins particuliers. A tel point qu'à Bouzonville, 4.000 habitants, la municipalité vient de prendre un arrêté pour interdire l'accès à plusieurs secteurs touchés sur la commune. 

Désormais, quatre rues et une aire de jeux ne sont plus accessibles, que vous soyez à pied, à vélo ou en voiture. Une décision "difficile mais nécessaire" déclare le nouveau maire Armel Chabane. "Cet arrêté doit permettre de protéger notre population. Avec la prolifération des chenilles, les passants sont touchés, tout comme leurs animaux domestiques. Mais il ne suffit pas de fermer des rues, il faut agir et lutter. Cette semaine, une société va lutter contre ces chenilles avec un produit respectueux de la nature."

L'arrêté municipal a été pris le 28 mai et il tient jusqu'au 30 octobre prochain. Si les chenilles disparaissent entre temps, les interdictions seront levées bien avant cette date.  

Des drones contre les chenilles

Armel Chabane aurait aimé compter sur un allié de taille, ennemi juré de la chenille : la mésange. Mais les nichoirs doivent être installés avant le printemps. Trop tard également pour mobiliser les drones pulvérisateurs car ils sont inefficaces contre les chenilles déjà bien développées à cette époque de l'année. Pourtant, l'élu de Bouzonville y avait pensé mais le confinement et la crise sanitaire ont tout chamboulé.

En revanche, les drones étaient de sortie il y a encore peu de temps à Guénange. L'expérimentation avec l'INRA (Institut national de recherche agronomique) a débuté l'an dernier. "On a fait cette opération sur l'ensemble de la lisière de la forêt de Guénange, se rappelle Jean-Pierre La Vaullée. Un opérateur était monté sur une nacelle pour piloter le drone. Cela a été très efficace car nous n'avons quasiment pas eu de désagréments pour nos habitants. Compte tenu de ces résultats, nous avons décidé de renouveler l'opération cette année."

Ainsi, au début du mois de mai dernier, la municipalité a engagé deux drones et près de 50.000 euros pour une nouvelle pulvérisation aérienne. "On le fait au moment où les chenilles sont encore toutes petites et commencent à manger les bourgeons de nos chênes, explique le maire. Aujourd’hui, le beau temps est là, les gens peuvent manger dans leur jardin, pendre le linge ou aérer leur maisons sans problème, alors qu'il y a deux ans, ils étaient cloîtrés chez eux, confinés avant l'heure."

Le produit pulvérisé est à base de bacille de Thuringe, sans danger pour l'homme et les autres animaux, assure le maire. Il s'agit d'une bactérie déjà utilisée contre la pyrale du buis. Cette technique de pulvérisation par drones est toujours en cours d'expérimentation et le produit pourrait être homologué avant la fin de l'année. 

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