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Saint-Étienne : un projet de logements passifs innovants à l'orée du Parc de l'Europe

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Comment adapter nos logements aux contraintes climatiques de 2050 ? C'est avec cette question en tête que l'architecte stéphanois Julien Rivat a imaginé un nouveau parc de logements passifs qui verra le jour à Saint-Étienne fin 2022, entre les rues Gambon, Colette et de la Métare.

Les bâtiments en bois et paille seront construites sur pilotis.
Les bâtiments en bois et paille seront construites sur pilotis. - Ville de Saint-Étienne

Saint-Étienne pourrait bien devenir un exemple de ce que sera le logement de demain. Avec un ensemble immobilier de treize logements passifs (des logements dont la consommation énergétique est très basse), qui doivent sortir de terre d'ici fin 2022 sur l'îlot Gambon, juste à côté du Parc de l'Europe, entre les rues Gambon, Colette et de la Métare. Ces logements en bois et matériaux de récupération locaux ont été pensés pour être économes en énergie et répondre aux enjeux climatiques de 2050. Pour travailler sur ces logements de demain, l'architecte stéphanois Julien Rivat a intégré à son équipe un ingénieur en recherche et développement de l'École des Mines.

"On a essayé de transposer la construction aux besoins qu'on pourrait avoir dans 20 ou 30 ans", résume Julien Rivat. "On construit aujourd'hui avec les normes et les outils d'hier, et c'est vraiment dommage parce que des logements sont faits pour avoir une durée de vie d'au moins 30, 40 ans avant une première rénovation; et donc là, l'idée c'est _que ces logements soient toujours à l'optimum dans 20 ou 30 ans_", poursuit l'architecte stéphanois. C'est pour cette raison qu'il a choisi les logements passifs, avec lesquels "on sait qu'on ne sera pas touché par une rénovation énergétique puisqu'on ne peut pas faire mieux"

Constructions en bois et paille de la Loire

Ces treize nouveaux logements seront construits en bois et paille, et seront montés sur pilotis. Aucun système de chauffage n'est prévu. Les matériaux et systèmes choisis pour la ventilation (double flux), ainsi que l'installation de panneaux solaires sur le toit de chaque bâtiment, doivent permettre de réguler la température dans les logements et fournir l'énergie nécessaire. Selon les projections de l'architecte- promoteur, la consommation d'énergie pour se chauffer est estimée à 5 euros par mois pour un logement de 65 mètres carrés.

Plusieurs systèmes de récupération d'eau sont également intégrés au projet, ainsi que la mise en place de poulaillers collectifs pour le traitement des déchets.

Les logements, du T3 de 65 mètres carrés au T5 de 113 mètres carrés (chacun équipé d'au moins une terrasse de 18 mètres carrés), seront par ailleurs équipés d'une place de stationnement, avec borne de rechargement pour une voiture ou un vélo électrique. "Les curseurs ont été poussés au maximum" en terme de développement durable, précise Julien Rivat. Avec également la volonté de privilégier les circuits courts pour les matériaux de construction : bois de Saint-Régis-du-Coin, paille pour l'isolation récupérée dans des fermes de la Loire, laine de bois transformée à Riorges, fenêtres fabriquées aussi dans le département. 

L''ensemble immobilier ne sera pas clos, pour offrir une "continuité visuelle" avec le Parc de l'Europe.
L''ensemble immobilier ne sera pas clos, pour offrir une "continuité visuelle" avec le Parc de l'Europe. - Ville de Saint-Étienne

Un véritable laboratoire

"Des logements passifs en France, il y en a assez peu, une centaine d'opérations peut-être. Mais des logements passifs, en bois et paillés, décarbonés, il y en a déjà beaucoup moins. Et passifs, bois-paille, décarbonés, circuits courts avec du réemploi, et en plus un gros monitoring comme on va le faire, je n'en connais pas d'autre", affirme Julien Rivat. Ces logements passifs à l'orée du Parc de l'Europe à Saint-Étienne seront en effet surveillés de près, avec des sondes jusque dans les appartements, pour mesurer qualité de l'air, consommation d'énergie, niveau acoustique et hydrométrie. L'architecte- promoteur et la Ville de Saint-Étienne n'hésitent d'ailleurs pas à parler de ce projet immobilier comme d'un véritable laboratoire.

C'est d'ailleurs pour pouvoir mener à bien ce suivi que le choix a été fait de ne proposer que des logements locatifs dans ce futur ensemble passif, avec des loyers tout inclus (eau, électricité, internet) autour de 1.000 euros pour un appartement T3 avec terrasse. La volonté de ne pas mettre les logements en vente répond aussi à une problématique économique. "Tout le surinvestissement aurait conduit à des prix de commercialisation qui seraient assez élevés, et on ne voulait pas que les acquéreurs retiennent "ce qui est écologique est beaucoup plus cher", alors qu'il y a une telle économie dans la durée de vie que à terme, on a un retour sur investissement de sept à dix ans", précise Julien Rivat. L'investissement pour cet ensemble immobilier avoisine les cinq millions d'euros.

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