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Environnement

Saint-Nazaire : un agriculteur crée la polémique en arrachant une centaine de chênes pour défricher un champ

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

La polémique enfle à Saint-Nazaire après le défrichage effectué par un agriculteur bio sur un terrain que lui loue la mairie. L'exploitant agricole a arraché des chênes et des haies pour pouvoir cultiver du fourrage pour ses chèvres.

Une centaine de chênes, ainsi que des haies, ont été arrachés
Une centaine de chênes, ainsi que des haies, ont été arrachés © Radio France - Manon Klein

Saint-Nazaire, France

Ils dénoncent un "massacre écologique" : les membres de l'association Natur-Action se mobilisent à Saint-Nazaire. Une centaine de chênes, ainsi que des haies, ont été retrouvés au sol, arrachés. C'est un voisin qui a alerté les militants écologistes ce week end. Un défrichage qui a eu lieu sur une parcelle louée par la mairie à un agriculteur bio. Ce dernier parle de travaux pour pouvoir produire du fourrage pour ses chèvres.

Les militants écologistes demandent à ce que le projet de culture soit déplacé sur une zone moins boisée - Radio France
Les militants écologistes demandent à ce que le projet de culture soit déplacé sur une zone moins boisée © Radio France - Manon Klein

Un défrichage nécessaire ?

L'un des deux exploitants agricoles à l'origine du défrichage, Martin Moutault, affirme qu'il n'avait pas le choix s'il veut mettre en place sa culture de fourrage : "Pour développer de l'agriculture sur Saint-Nazaire, on a pas le choix : tout est plein ; la pression urbaine fait qu'on a de moins en moins de terres disponibles (...) aujourd'hui la seule façon de retrouver du foncier, c'est de passer par le défrichage (...) Il y avait une densité de petits arbres très très intense (...) c'est impossible de cultiver, de faire le tour avec les machines" affirme cet exploitant agricole qui possède un élevage de 140 chèvres. Si son projet de défrichage venait à être annulé Martin Moutault l'affirme : il devrait alors réduire la taille de son cheptel, pour pouvoir continuer à le nourrir.

C'est un voisin qui a le premier constaté les dégâts - Radio France
C'est un voisin qui a le premier constaté les dégâts © Radio France - Manon Klein

Une action excessive selon la mairie

Du côté de la mairie, qui loue le terrain, on affirme ne pas avoir été mis au courant de ce défrichage, ce que conteste formellement l'agriculteur mis en cause. Christophe Cotta, adjoint en charge des espaces publics et des espaces naturels, se refuse à opposer environnement et développement de l'agriculture biologique, mais il reconnaît toutefois que l'ampleur du défrichage "n'est pas acceptable". "Il y a là une erreur totale d'appréciation (...) Il aurait été question de nettoyer quelques haies pour agrandir des parcelles, sans aucune ambiguïté nous l'aurions autorisé (...) mais abattre 100 chênes sans même en parler au propriétaire qui avait peut-être d'autres solutions à accepter, des terres ailleurs, ça, on ne peut pas l'accepter" regrette l'adjoint. 

L'éleveur de chèvres, lui, dit tomber des nues face à la réaction de la municipalité. Il continue d'affirmer que des agents ont été informés de ses projets. Il compte se rendre prochainement en mairie de Saint-Nazaire pour demander des explications et tirer les choses au clair. Une réunion devrait avoir lieu ces prochains jours.

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