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Sarthe : les "oubliés de la canicule" de plus en plus nombreux

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Par , France Bleu Maine

L'association sarthoise des "oubliés de la canicule" regroupe environ 150 adhérents, à la date de son assemblée générale, le samedi 24 octobre. Leurs maisons sont fissurées, elles craquent, mais pour l'instant l'Etat n'a pas reconnu l'état de catastrophe naturelle.

Au moins cinq nouvelles personnes ont adhéré à l'association des "'oubliés de la canicule" pendant l'assemblée générale, ce samedi 24 octobre.
Au moins cinq nouvelles personnes ont adhéré à l'association des "'oubliés de la canicule" pendant l'assemblée générale, ce samedi 24 octobre. © Radio France - Clémentine Sabrié

Les "oubliés de la canicule" décrivent tous la même chose : des craquements, des fissures, des portes et des fenêtres qu'ils ne peuvent plus ouvrir. Leur maison bouge depuis quelques années. Elles sont construites sur un sol argileux qui s'assèche avec les fortes chaleurs des derniers étés. 

L'association sarthoise a réunit son assemblée générale, dans la salle Madeleine-Marie, à Sablé-sur-Sarthe, samedi 24 octobre 2020, un peu moins d'un an après sa création. Les "oubliés de la canicule" comptent environ 150 membres et couvrent 63 communes sarthoises. L'association reçoit des demandes d'adhésion presque tous les jours. Leur but est de faire reconnaître l'état de catastrophe naturelle pour pouvoir enclencher une procédure avec leur assurance.

Des habitants désemparés

Christiane Alaterre et son mari possèdent une longère bicentenaire à Dollon, dans l'est du département. La retraitée a apporté un dossier avec des photos des fissures qui parcourent les murs de sa maison. "Il y en a partout. Le haut se dissocie du bas", soupire la Sarthoise. "On ne peut plus ouvrir les portes, on rabote, on scie, on ne sait plus quoi faire."

On a l'impression que la maison peut nous tomber sur la tête à tout moment

Presque tous les murs de la maison de Christiane présentent des fissures.
Presque tous les murs de la maison de Christiane présentent des fissures. © Radio France - Clémentine Sabrié

Christiane estime le coût des travaux à 100.000 euros, une somme qu'elle n'a pas. Avec son époux, ils avaient acheté la demeure pour se mettre à l'abri pour leurs vieux jours. "Quand j'y pense, j'en pleure. C'est pas possible, on n'a plus rien", explique-t-elle la gorge serrée.

Confinés dans une maison fissurée

Ce sentiment d'abandon a grandi chez les habitants de maisons abîmées pendant le confinement. "Non seulement on est à la maison, mais ça craque de partout", souligne le président des "oubliés de la canicules", Mohamed Benyahia.

Après le confinement, les plans de l'association ont été chamboulés par les élections municipales et le remanient gouvernemental. En janvier, le groupe avait obtenu des avancées de la part de l'ancien préfet de la Sarthe, mais il n'en a pas encore vu l'ombre. A présent, les "oubliés de la canicule" veulent rencontrer le Premier ministre, Jean Castex, pour lui demander de changer de modifier la circulaire qui définit les critères de l'état de catastrophe naturelle de l'état de catastrophe naturelle.

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