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Environnement

Savoie : un projet de réserve zoologique dans le massif des Bauges

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Un entrepreneur s'est rapproché depuis plus d'un an maintenant des élus et acteurs locaux du massif des Bauges en Savoie, pour leur présenter son projet : la création d'un parc animalier spécialisé dans la faune des massifs montagneux du monde entier, sur environ quarante hectares.

Le massif des Bauges
Le massif des Bauges © Maxppp - Vincent Isore

Savoie, France

Une réserve zoologique d'une quarantaine d'hectares au Revard, dans le massif des Bauges, pas très loin du Foyer de Crolles ; c'est ce qu'ambitionne de faire un entrepreneur, savoyard d'origine, déjà propriétaire d'un parc animalier en Auvergne.

Je ne veux pas faire un 'monstre' 

Son projet est la création d'une réserve zoologique spécialisée dans les espèces menacées des massifs montagneux du monde entier, "un concept qui n'existe pas ailleurs en Europe", avec environ 25 espèces différentes. La réserve serait toutefois également un parc ouvert au public. Objectif affiché par l'entrepreneur Rémy Gaillot : 50 à 100 000 visiteurs par an à terme. "Je ne veux pas faire un 'monstre' dans le Parc des Bauges. C'est plutôt un projet à taille humaine", insiste-t-il, "avec un espace au maximum naturel." Il explique également vouloir de grands enclos pour les animaux, pour qu'ils puissent se dissimuler du public s'ils le souhaitent.

Pour le moment, des études sont en cours

Si le projet se réalise, l'ouverture ne se fera pas avant "2022, 2023" explique Rémy Gaillot. On en est pour le moment aux études : une étude de sol est en cours, une autre est lancée pour mesurer l'impact sur l'environnement, condition sine qua non pour que la préfecture donne ou pas son autorisation. L'entrepreneur Rémy Gaillot se dit déterminé, et souhaite se "consacrer à 100% à ce projet" à la fois pour revenir dans son département d'origine, mais aussi parce qu'il est sûr que les Bauges ont tous les atouts pour le succès d'une telle réserve : grands espaces, terrains montagneux adaptés aux besoins physiologiques des différentes espèces montagnardes...  l'homme est si sûr qu'il est d'ailleurs entrain de vendre ses parts de son parc animalier en Auvergne.

Rémy Gaillot explique rencontrer des élus locaux et des acteurs du territoire depuis près d'un an et demi. En effet, des réunions ont eu lieu. Mais tous restent pour le moment prudent sur leur positionnement. Une grande partie de la réserve, si elle voit le jour, serait située sur la commune du Montcel. "Pour l'instant, ça n'est qu'un projet!" insiste le maire Jean-Christophe Eichenlaub, "j'attends d'en savoir plus, de connaitre la position du Parc, des associations. Et si vraiment ce projet faisait jour, je ferai de toute façon une réunion publique et un référendum!"

Le Parc naturel régional des Bauges ne s'est pas encore officiellement positionné ; s'il soutient ou non le projet. Il devrait se prononcer a priori courant décembre.

Déjà un projet de zoo dans les Bauges il y a dix ans

Le maire du Montcel rappelle que ce n'est pas la première fois qu'un parc zoologique est imaginé au Revard. Un projet avait émergé en 2008, et n'avait pas abouti. Les associations s'y étaient opposées à l'époque, tout comme le Parc naturel régional des Bauges d'ailleurs. L'entrepreneur Rémy Gaillot ne l'ignore pas, et admet qu'il va falloir faire preuve de beaucoup de pédagogie s'il veut remporter l'adhésion des locaux. "Et là on parle d'espèces menacées, qui font partie de programme de conservation du patrimoine génétique. Ce n'était pas le cas cas du premier projet !" argumente-t-il. Mais d'ores et déjà les Amis de la Terre affiche des désaccords. L'association rappelle qu'une telle réalisation signifierait des milliers de voiture dans le Parc naturel régional des Bauges. "Pas idéal pour l'environnement" ironise Daniel Appell, membre des Amis de la Terre. L'idée de réserve non plus ne convient pas aux membres de l'association : la réserve abriterait des espèces venues du monde entier, bien loin de leur habitat naturel, pour les présenter au public, "un concept dépassé" ajoute Daniel Appell. Et il proteste pour le moment contre le manque d'informations et de précisions qui entoure ce projet.

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