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Comment les pompiers de Midi-Pyrénées s'organisent face aux risques d'incendies

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Par , France Bleu Occitanie

Alors que les feux commencent à se multiplier en Midi-Pyrénées et que la sécheresse s'installe, France Bleu vous explique comment les pompiers de notre région se préparent à faire face aux risques d'incendies et aux feux de forêts ou de broussailles.

Un Dash (avion bombardier d'eau) stationné sur la base de la Sécurité civile de Nîmes-Garons (Gard), 6 août 2019.
Un Dash (avion bombardier d'eau) stationné sur la base de la Sécurité civile de Nîmes-Garons (Gard), 6 août 2019. © Radio France - Sylvie Duchesne

Les feux de forêts et de broussailles commencent à se multiplier dans l'ex Midi-Pyrénées alors que le thermomètre dépasse allègrement les 30 degrés et que la sécheresse est là. Il y a eu un feu, par exemple, à Sévérac-le-Chateau, en Aveyron, ce lundi, avec près de 50 hectares de forêt de chêne et de résineux partis en fumée, une centaine de pompiers et six Canadair mobilisés. Dans le Lot, les pompiers ont lutté de lundi soir à mardi midi contre un incendie qui n'a touché "que" six hectares sur les hauteurs de Saint-Cirq-Lapopie, mais qui leur a donné du fil à retordre. 

Alors comment les pompiers s'organisent-ils pour faire face aux risques d'incendies ?

Des indicateurs et des classifications 

Tout d'abord, les pompiers ne quittent pas des yeux certains indicateurs fournis, notamment, par Météo France comme l'indice de sécheresse ou celui de la vitesse de propagation d'un feu, qui sont donnés par secteurs géographiques. Ils sont croisés, toutes les deux semaines environ, avec les données de l'Office national des forêts (ONF) sur l'état de sécheresse de la végétation et donc sa prédisposition à s'embraser ou pas. 

En fonction de tous ces critères, des niveaux de risques sont établis, par exemple "modéré", "très sévère" ou "exceptionnel". 

Et ceux-ci correspondent à des moyens mobilisables qui sont ensuite déclenchés au moment d'un appel. "Un risque modéré ce sont deux camions-citernes chez nous, le risque très sévère ce sont cinq camions avec des véhicules de reconnaissance et un échelon d'encadrement", détaille Christophe Claverie, commandant dans le Gers.

Pour l'instant, le Gers ou le Tarn sont en risque "modéré" alors que le Lot est passé ce mardi en risque "sévère". Dans ce département, une vingtaine de pompiers et une infirmière se tiennent prêts, ainsi que quatre camions et un véhicule de commandement. 

Des camions-citernes de mieux en mieux équipés 

De manière générale, les équipes de secours sont aussi bien mieux équipées que par le passé. Dans le Lot par exemple, depuis quatre ou cinq ans, tous les camions-citernes ont des protections performantes : "C'est là que les équipes vont se replier pour laisser passer le feu, ils sont équipés d'un système pour s'isoler des fumées, il y a des jets d'eau qui vont recouvrir le véhicule le temps que le feu passe, comme une petite bulle de survie, explique le lieutenant Gregory Douillard. La consigne en cas de difficulté plutôt que de fuir, c'est donc de rester dans le véhicule en activant tout et en mettant une tenue de protection complète, mais ce n'est pas très fréquent."

"Nos camions-citernes sont comme une petite bulle de survie." - Lieutenant Grégory Douillard, pompier du Lot 

Des bombardiers d'eau mobilisables 

Les pompiers peuvent aussi bien sûr faire appel à des bombardiers d'eau (type Canadair) en cas de très gros incendie. Six ont donc été mobilisés en Aveyron lundi, quatre l'avaient été en septembre dernier à Arfons, dans le Tarn. Ce sont en fait des moyens nationaux, il y a environ une quinzaine d'avions de différentes tailles pour le sud (PACA et Occitanie), gérés par un centre opérationnel basé à Marseille. "Ils sont tous basés à Nîmes et les pilotes sont prêts à décoller à tout instant. Ils peuvent arriver en une demi-heure dans le Tarn et larguer 6.000 litres d'eau. Pour le Tarn, c'est assez rare de faire appel à des bombardiers d'eau mais cela arrive", précise le lieutenant-colonel Sylvain Eslan, chef du pôle opération au SDIS du Tarn. 

Il faut savoir que le lac de la Roucarié, au nord de Carmaux, est un de leurs points de ravitaillement. Certains se ravitaillent aussi au "pélicandrome" de Cahors, dans le Lot.

Sylvain Eslan rappelle par ailleurs que "90% des départs de feux sont provoqués par des activités humaines". Alors soyons prudents et responsables : il faut notamment éviter de jeter des mégots par terre ou à travers les vitres de sa voiture, ou encore éviter les barbecues près des zones boisées.    

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