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Sécheresse dans le Poitou : 18 mois consécutifs que les températures sont au-dessus des normales de saison

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Par , France Bleu Poitou

Dans le Poitou, la sécheresse s'installe. Une sécheresse de surface aggravée par les mutations agricoles et le réchauffement climatique. En Vienne et Deux-sèvres, les fédération de pêcheurs tirent la sonnette d'alarme. Niveaux des cours d'eau bas, trop d'assecs et de mortalités de poissons.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Maxppp

On parle beaucoup de la sécheresse dans le Poitou, et si tous les observateurs s'accordent à dire que cette année, le phénomène est moins pire que les années précédentes, il n'en demeure pas moins qu'il se répète chaque été.

Les pluies de juin effacées par la chaleur de juillet

Cet été, malgré un mois de juin pluvieux, Juillet a été très sec et août très mitigé. Rémy Fruchard de Météo France à Poitiers Biard dresse un premier bilan : en juin, il est tombé 52 millimètres à Niort et 61 mm à Poitiers, soit 10 millimètres de plus que les moyennes habituelles à cette période de l'année. Et dans les Gâtines, on a même recensé des excédents de 20 à 30 mm par endroits. Si une partie de ces pluies a certes continué à remplir les nappes phréatiques déjà rechargées à 90 voire 100% cet hiver, la plupart se sont vite évaporées des rivières et cours d'eau à cause des températures du mois suivant. Juillet a été le mois le plus chaud connu jusqu'ici dans le Poitou avec très peu de précipitations : un millimètre seulement au lieu des 55 attendus à Niort. On n'avait pas vu ça depuis 1959. Pareil à Poitiers avec 1,8 millimètres contre 50 attendus normalement. 

Un mois d'août inégal 

Les orages du mois d'août ont bien apporté de l'eau là-aussi évaporé à cause des fortes chaleurs. Dans le Poitou, cela fait 18 mois consécutifs, que les températures relevées sont au-dessus des normales de saison. Avec un impact direct sur les cours d'eau. Le directeur de Météo-France à Poitiers Biard parle d'une sécheresse de surface. Les nappes phréatiques elles, n'ont pas de problème. Ce sont bien les fortes chaleurs qui influent sur le niveau des cours d'eau en surface, qui réchauffent l'eau des rivières, assèchent les sols et font griller les feuilles des arbres dès le mois d'août. 

Le cri d'alarme des pêcheurs

Les sécheresses à répétition, c'est ce qui agace profondément Pierre Lacroix. Depuis qu'il n'est plus président de la fédération de pêche des Deux-Sèvres, il ne se sent plus tenu à une quelconque réserve. Comme chaque année, les cours d'eau des Deux-sèvres affichent des assecs. La première en général c'est le Mignon. Non seulement il n'y a pas assez d'eau mais quand il y en a, elle est trop chaude pour la faune aquatique. D'où les mortalités de poissons. C'est lié à une mauvaise gestion de la ressource, à l'irrigation agricole entre autres, mais aussi au réchauffement climatique. 

"J'ai vu passer huit préfets, je les ai alertés. Le problème est su, il est connu, mais l'administration n'entend pas ou  fait semblant de ne pas entendre."

"Je n'en veux pas aux agriculteurs", ajoute -t-il, "car ils ont été incités à faire des cultures très consommatrices en eau. Pourquoi n'a t'on pas encouragé l'élevage ou la culture de plantes locales? ". C'est l'une des questions de l'équation. 

"Tant qu'on ne comprendra pas qu'il faut planter des cultures adaptées aux sols et pas adapter les sols aux cultures qu'on veut planter, on ira dans le mur", selon lui. 

Dans la Vienne, même constat d'assecs et de mortalités de poissons. Et d'après Francis Bailly, c'est la Gartempe qui est la plus touchée. Le président de la fédération de pêcheurs de la Vienne évoque même "_une situation catastrophique_" sur ce cours d'eau.  Lui aussi se dit dépité par la situation. 

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