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Sécheresse : le niveau des nappes phréatiques sarthoises plus bas qu'il y a un an

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Par , France Bleu Maine

La sécheresse dure en Sarthe et les nappes phréatiques en pâtissent, surtout celles situées dans l'est du territoire. Le responsable du bureau de gestion des eaux du département, Gérard Rico, pense que pour préserver ces réserves souterraines, il faut changer le comportement des consommateurs.

Sur cette carte, les triangles rouges représentent les nappes phréatiques dont le niveau est "très inférieur à la moyenne".
Sur cette carte, les triangles rouges représentent les nappes phréatiques dont le niveau est "très inférieur à la moyenne". - Gérard Rico

"Dans 80% des cas , on est en dessous du niveau de 2018", explique Gérard Rico, au sujet des nappes phréatiques sarthoises. "Dans 10% des cas, on est à des niveaux très bas", précise l'hydrogéologue. Il dirige le bureau de gestion des eaux du département. Depuis 1993, le conseil départemental relève le niveau des nappes souterraines. Cette année, il a noté "les niveaux les plus bas rencontrés depuis 25 ans". Les secteurs les plus touchés sont le sud et l'est de la Sarthe. "La situation à l'ouest du Mans est meilleure que dans le plateau, vers Saint-Calais", détaille Gérard Rico.

Cette carte, dressée par le bureau de gestion des eaux du département, permet de repérer les nappes où la sécheresse fait le plus de dégâts.
Cette carte, dressée par le bureau de gestion des eaux du département, permet de repérer les nappes où la sécheresse fait le plus de dégâts. - Gérard Rico

Les forages pour l'eau de consommation et l'irrigation mis en cause

Les zones les plus touchées sont celles où il y a le plus de forages pour remonter l'eau à la surface. Ils servent à alimenter des communes en eau de consommation, mais aussi en eau pour irriguer les cultures. En Sarthe, 112 communes sont en situation de crise sécheresse. La préfecture a mis en place des restrictions pour empêcher le gaspillage, mais Gérard Rico craint que les particuliers ne les respectent pas. 

Pourtant, en 2018, une étude d'EauFrance montrait que 88% des Français étaient attentifs à leur consommation d'eau. C'est le cas de Gérard, un retraité, qui coupe l'eau quand il se lave les dents et ne la rallume que lorsqu'il veut se rincer la bouche. "Je prends des douches, je ne prends plus de bain", ajoute-t-il. Sandrine, quant à elle, utilise l'eau de cuisson de ses légumes encore chaude pour laver sa vaisselle. "Elle sert à laver, pas à rincer", précise cette femme d'âge mûr. "Ça permet d'économiser au moins l'eau du lavage."

Prévenir maintenant pour éviter la catastrophe dans 50 ans

L'hydrogéologue Gérard Rico pense que les foyers peuvent réduire leur consommation d'eau facilement avec de tels gestes ou des réservoirs à eau de pluie. Selon lui, une famille de trois ou quatre personnes consomme 120 mètres cubes d'eau par an. "C'est assez facile de passer sous 100 mètres cubes par an pour une telle famille", estime le chercheur. Mais les économies d'eau ne peuvent passer que par les particuliers. Les agriculteurs doivent aussi faire attention.

"Peut-être que certaines cultures ne seront plus possibles à l'avenir ou, en tous cas, il faudra s'adapter avec des variétés qui consomment moins d'eau."

Pour l'instant, la sécheresse est qualifiée de "retour cinq ans". Ce qui signifie qu'il est probable qu'un tel épisode se reproduise tous les 5 ans. Pour remplir les nappes phréatiques les plus profondes, il faudra "un hiver très pluvieux, ou deux ou trois hivers", souligne Gérard Rico. La prévention et les actions de préservations réalisées maintenant serviront à éviter un assèchement plus grave dans 50 ans, à cause du réchauffement climatique. "Si certaines nappes venaient à baisser fortement, on pourrait craindre que des rivières disparaissent carrément", assène l'hydrogéologue. "C'est tout le milieu naturel, tout le biotope qui serait changé."

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