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Seine-Maritime : les attaques de troupeaux sont bien menées par un seul loup

Après une nouvelle attaque de troupeau en Seine-Maritime, l'hypothèse d'un loup qui agit seul est bien confirmée selon plusieurs indices concordants relevés par la Direction départementale des territoires et de la mer.

Depuis avril, une quinzaine d'attaques dans des élevages ont été recensées en Seine-Maritime
Depuis avril, une quinzaine d'attaques dans des élevages ont été recensées en Seine-Maritime © Radio France - Bleuette Dupin

De nouveaux troupeaux d'ovins ont été attaqués le week-end dernier à l'est de Dieppe. Ces attaques ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi à Saint-Riquier-en-Rivière, puis deux fois de suite dans le même élevage à Douvrend, dans la nuit de samedi à dimanche et de dimanche à lundi. 

En tout, depuis début avril, une quinzaine d'attaques dans des élevages de l'est de la Seine-Maritime, sans compter les attaques d'animaux sauvages (chevreuil), ont été recensées. Selon la Direction départementale des territoires et de la mer, il s'agit bien d'un loup.

Un loup et non une meute, explique François Bellouard, directeur adjoint de la DDTM et chargé des enquêtes avec l'Office français de la biodiversité : "Au regard de l’ensemble des éléments qu’on a pu analyser sur le terrain, on est sur un animal, pas une meute. On est sur une similitude des attaques, le même mode opératoire, donc aujourd’hui, on considère qu’on a un loup sur le territoire."

Le loup ne laisse pas de poils

François Bellouard détaille ces indices relevés sur le terrain : "On a plusieurs éléments à analyser pour savoir si on est dans le cas d’un grand canidé de type loup, on va expertiser les morsures réalisées, les modalités de prédation de l’animal, on va regarder si on trouve des empreintes autour de l’attaque. On a pu avoir des photos sur des pièges-photos, soit de particuliers, soit installés par l’Office français de la biodiversité. Et puis le dernier élément, mais à ce stade qu’on n’a pas encore, c’est une analyse ADN sur des traces de poils qu’on aurait pu récupérer à proximité des attaques."

Aucune procédure d'urgence n'a été déclenchée pour obtenir cette confirmation ADN car les analyses de terrain se sont révélées suffisantes : "Le loup attaque de façon très efficace, donc il ne laisse pas de poils, on n’a pas une zone de combat avec des poils éparpillés partout. Donc jusqu’à présent, on a un échantillon qui semble correspondre aux poils d’un loup et donc cet échantillon va être expertisé dans le cadre d’un protocole d’expertise qui a lieu au niveau national du suivi de l’espèce, donc on aura des résultats en fin d’été."

L'hypothèse de chiens errants balayée

On voit beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux évoquer des attaques de chiens errants, mais ce n'est plus une thèse crédible à ce stade, estime François Bellouard : "L'hypothèse de chiens errants a été une des premières hypothèses envisagées pour les attaques en fin d’année dernière, mais sur les dernières, on est vraiment sur l’hypothèse d’un loup ! Pour plusieurs motifs : le mode d’attaque, c’est très efficace, une morsure à la gorge ! 

"On serait sur des chiens errants, on aurait beaucoup plus de morsures, on aurait des troupeaux affolés parce qu’ils s’attaqueraient à plusieurs bêtes. Là, il s’attaque vraiment à un animal et il y a la notion de distance entre les différentes attaques. On a un cercle d’une quinzaine de kilomètres qui est beaucoup plus représentative de ce que l’on aurait sur un loup que sur des chiens errants, qui resteraient dans une plus grandes proximité des attaques qu’ils auraient faites."

La confirmation ADN est donc réalisée dans le cadre d'une procédure de suivi nationale qui a lieu tous les deux mois. Elle permettrait de déterminer l'origine de l'animal, en faisant le rapprochement avec d'autres animaux. Quand il s'agit d'un loup, les éleveurs touchés peuvent être indemnisés. Des arrêtés d'indemnisation ont déjà été pris. 

Réecoutez l'interview de François Bellouard le 25 juin ici.

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