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"Stop au béton" : des militants de toute la France à Besançon contre le projet d'écoquartier aux Vaîtes

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Par , France Bleu Besançon

L'opposition au projet d'écoquartier aux Vaîtes à Besançon est le nouveau symbole de la lutte contre l'artificialisation des terres. Samedi 27 mars, des militants venus de toute la France pour le mouvement "les soulèvements de la terre" partiront à 11h, Place de la Révolution à Besançon.

Les épouvantails en colère des militants écologistes des Jardins des Vaîtes à Besançon, installés le long du tram le 17 novembre 2020
Les épouvantails en colère des militants écologistes des Jardins des Vaîtes à Besançon, installés le long du tram le 17 novembre 2020 © Radio France - Sophie Allemand

Une manifestation est prévue à 11 heures samedi 27 mars 2021, Place de la Révolution à Besançon, contre le projet d'écoquartier aux Vaîtes. C'est le premier acte d'une mobilisation plus large baptisée "les soulèvements de la terre," qui réunit des dizaines d'associations et collectifs en France. 

Des militants viendront de toute la France pour cette manifestation déclarée. Cécile Muret sera dans le cortège, elle fait partie de la Confédération Paysanne du Jura. Invitée de France Bleu Besançon, elle explique pourquoi les Vaîtes réunissent tous ces militants. 

Le projet d'écoquartier des Vaîtes, symbole de la lutte contre l'artificialisation des terres

"Plus globalement on est contre l'artificialisation des terres, on a décidé collectivement de mettre en lumière la lutte des Vaîtes. Les Vaîtes sont un exemple parmi tant d'autres : des 35 hectares sont grignotés par-ci, par-là en France. Si on multiplie ces projets cela fait beaucoup," explique Cécile Muret. 

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Les militants prônent un usage des logements vacants, plutôt que la construction. Pour elle, ce projet ne va pas dans le sens de l'histoire : "aujourd'hui, on est arrivé à un stade ou la protection des terres, des espaces naturels et forestiers doit être absolue."

Reconstruire la ville sur la ville - Cécile Muret 

Cécile Muret prône une "construction de la ville sur la ville" : "on doit arrêter tout projet de béton, s'interroger sur les réels besoins, améliorer l'état des logements existants notamment sur le plan énergétique." La réhabilitation urbaine doit permettre aux citadins de mieux vivre en ville, en préservant des espaces de productions alimentaires, ouvrières et paysannes.

La Ville interpellée, les militants demandent l'arrêt complet du projet 

Cécile Muret, au nom de la confédération paysanne, demande donc "l'arrêt pur et simple du projet". Selon elle, il faudrait reporter les investissements de la collectivité sur la réhabilitation urbaine. Elle demande aussi une location sur le long terme pour les deux maraîchères qui travaillent aux Vaîtes dans la précarité.

Anne Vignot, maire écologiste de Besançon, a mis pause sur ce projet. Une consultation citoyenne est lancée, les experts du GEEC ont également a rendu un rapport de préconisations. Pour préserver la biodiversité du site, ils demandent de nouvelles analyses.

Chez nos voisins à Dijon, le maire François Rebsamen avait finalement renoncé au plan local d'urbanisme dans le "quartier libre des Lentillères", après de multiples études et mobilisations.

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