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Environnement

Tardivement, mais en abondance, les champignons sont de retour en Côte-d’Or

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Par , France Bleu Bourgogne

Ils ont été longs à venir, du fait de la sécheresse. Mais les champignons sont enfin là, en quantité à la faveur des pluies d'automne, rosés des prés, cèpes de Bordeaux dans les bois, et autres délices pour qui s'y connaît.

Photo d'illustration - Les cèpes sont abondants en ce moment
Photo d'illustration - Les cèpes sont abondants en ce moment © Maxppp - Aurélien Morissard

Côte-d'Or, France

Ils sont arrivés récemment, vers la mi-octobre. Les champignons sont de retour dans le département. La sécheresse a retardé leur apparition, mais c’est en quantité qu’ils ont poussé, au point que dans les prés, les cueilleurs en ont laissé beaucoup, constate Alain Gardiennet, président de la société mycologique issoise : « les gens en ont eu assez, et puis aussi, il y a des champignons qui ne sont pas des rosés des prés, qui y ressemblent. On voit beaucoup de champignons blancs dans les prés en ce moment ». 

Une manne qui attise les trafics

Présents également à profusion pour qui connaît les bons coins, les cèpes. En ce moment les cèpes de Bordeaux font les délices des amateurs, et pas toujours que des cueilleurs du dimanche, comme en atteste l’interpellation cette semaine chez nos voisins de Haute-Saône de 15 ressortissants roumains. Installés dans des campements dans les bois des environs de Fougerolles, ils avaient récolté 400 kilos de cèpes, bien au-delà de ce qui est autorisé. Ils agissaient pour le compte d'un commanditaire que les enquêteurs cherchent à identifier.

Alain Gardiennet, président de la société mycologique d'Is-sur-Tille, connaît bien ce phénomène de pillage organisé préjudiciable à l'environnement : « ne serait-ce que par le piétinement, et puis _il faut voir aussi l’état des forêts. Je l’ai vu une fois personnellement, des cagettes, des déchets, ils ne respectent aucunement la nature__, eux ils sont là pour faire du chiffre. Ça arrive souvent, et pas que pour le cèpe. Pour des champignons aussi de qualité inférieure ».  _Le code forestier fixe à 5 kilos de champignons par jour et par personne le maximum autorisé dans les forêts domaniales. Dans les bois et terrains privés, la cueillette est interdite, sauf autorisation du propriétaire.

Comestible ou non : à qui se fier ?

En cas de doute sur la comestibilité d’un champignon, mieux vaut le faire examiner par un bon connaisseur. On pense aux pharmaciens, qui ont reçu une formation durant leurs études, et auxquels on demande de connaître les champignons toxiques et mortels. Les sociétés mycologiques disposent quant à elles de vrais experts passionnés par le sujet. Il en existe trois en Côte-d’Or, la société mycologique issoise, celle du Châtillonnais, et celle de la Côte-d’Or à Dijon

On peut être aussi tenté par une application, censée vous permettre d’identifier un spécimen sur votre smartphone. Mais Alain Gardiennet s’en méfie « _c’est la dernière chose à faire, l’appli n’est pas au point_. Il faut déjà savoir observer, savoir récolter, parce que bien souvent, on a tendance à couper le champignon. On va laisser dans la terre un élément déterminant. Je prends le cas de l’amanite phalloïde, qui a une volve. Si on coupe le champignon on ne voit plus cette volve, et on peut penser à un autre champignon ».

Un ami d'Alain Gardiennet a eu récemment la bonne idée de lui soumettre sa belle récolte de champignons qu'il imaginait tous comestibles. Et il a bien fait, car ce n'était pas le cas, et sa famille aurait bien pu se retrouver à l'hôpital.

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