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Dossier : Le retour sur info de France Bleu Belfort Montbéliard

Territoire de Belfort : 2 ans après la plantation de nouvelles essences d'arbres, 8 plants sur 10 ont survécu

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Début 2019, l'opération "Parcelles d'avenir" était lancée dans le Territoire de Belfort. L'objectif : planter 22 000 arbres aux essences principalement implantées dans des pays chauds, plus résistantes à la sécheresse. Les résultats attendront encore mais les premiers signes sont encourageants.

Thibaud Roy contrôle chaque plant, accompagné de Thomas Demoly et Rachel Couvreux.
Thibaud Roy contrôle chaque plant, accompagné de Thomas Demoly et Rachel Couvreux. © Radio France - Bastien Munch

C'est un paysage qui surprend en pleine forêt. Plusieurs centaines de plants de chênes pubescents, un arbre très présent en zone méditerranéenne, entourés par une sorte de grande chaussette noire. "C'est leur gaine de protection, que j'enlève dès que je viens les contrôler", explique Thibaud Roy, technicien de l'Office national des forêts de Nord Franche-Comté. Ce contrôle général a lieu une fois par an, depuis la plantation de ces arbres début 2019. C'est là que le département a lancé, en partenariat avec l'ONF et l'association des communes forestières, l'opération "Parcelles d'avenir", pour tenter de renforcer les forêts du Territoire de Belfort contre la sécheresse. Depuis, 22 000 arbres originaires des pays du Sud, comme des cèdres de l'Atlas, ont été plantés, et huit sur dix ont survécu.

Ce seront seulement nos successeurs, voire les successeurs de nos successeurs, qui pourront tirer les conclusions de ce qu'on a fait aujourd'hui.

"On voit par exemple que celui-ci fait déjà plus d'un mètre alors qu'il n'a que trois saisons de végétation", décrit Thibaud Roy, tout en tâtant l'un des plants du bout des doigts. "Ses bourgeons sont aussi bien verts et bien formés. On a encore à peu près un mois et demi à tenir en évitant des problèmes de gel", explique-t-il. Car les derniers jours l'ont encore prouvé : les nouveaux plants doivent s'adapter à deux climats en même temps. "On est encore dans un climat du passé, avec de fortes gelées hivernales, et on est presque déjà dans un climat du futur, plus chaud et plus sec en été", détaille Thomas Demoly, responsable appui-travaux à l'ONF Nord Franche-Comté. "Donc il faut trouver des essences qui soient adaptées !"

Environ 550 plants de chênes pubescents ont été plantés sur un demi-hectare dans la forêt d’Essert.
Environ 550 plants de chênes pubescents ont été plantés sur un demi-hectare dans la forêt d’Essert. © Radio France - Bastien Munch

"C'est une forme d'interventionnisme", avoue-t-il. "Mais à mon sens, il ne nuit pas à la nature, bien au contraire. Seule, la nature ne sera pas assez forte pour anticiper et aller au devant de l'évolution du climat qui nous attend. Après, on n'est pas certain que ça marche..." Surtout qu'il est encore trop tôt pour tirer de premières conclusions, malgré l'apparente réussite de ces plantations. "C'est déjà un point positif, mais ça ne fait pas tout", continue Thomas Demoly. "Le but, ce n'est pas de vérifier que les plants vont survivre pendant un, deux ou trois ans. On veut vraiment aboutir à un peuplement qui soit viable pendant toute sa durée de vie, c'est-à-dire minimum 60 ou 80 ans. Donc ce seront seulement nos successeurs, voire les successeurs de nos successeurs, qui pourront tirer les conclusions de ce qu'on a fait aujourd'hui."

Le Territoire de Belfort, pionnier de cette expérimentation

L'association des communes forestières du Territoire de Belfort suit le dossier avec attention, car la régénération des forêts leur est capitale. "Il faut vraiment qu'on prenne soin de nos forêts", explique Rachel Couvreux, la présidente de l'association. "Malheureusement, en ce moment, certaines communes n'arrivent plus à régénérer la forêt correctement, faute de moyens. Par exemple, ici à Essert, pour un demi-hectare, ça coûte entre 5 000 et 6 000 euros de replantation..." De son côté, le département du Territoire de Belfort a déjà investi 50 000 euros dans cette opération, la même somme devrait être débloquée sur les deux prochaines années. "Nous avons été le premier département à lancer cette expérimentation", affirme Florian Bouquet, président du conseil départemental. "Plusieurs autres organismes et collectivités nous ont contactés pour connaître les essences que nous avions utilisées et la procédure de plantation."

Une vingtaine d'autres communes auraient déjà fait part de leur volonté d'accueillir dans leur forêt une "parcelle d'avenir". Une deuxième expérimentation devrait donc être lancée dans les prochains mois.

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