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Touraine : la FNSEA réplique aux pisseurs de glyphosate et présente des analyses aux résultats rassurants

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Par , France Bleu Touraine

Selon la FNSEA, les tests qui ont montré la présence de glyphosate dans les urines des pisseurs volontaires n'étaient pas suffisamment fiables pour l'usage qui en a été fait. Le syndicat ne conteste pas la bonne foi des volontaires, mais estime qu'ils ont été manipulés.

Des agriculteurs de la FNSEA sont venus déposer au tribunal de Tours le résultat de la contre-analyse qu'ils ont organisée eux-mêmes concernant la présence de traces de glyphosate dans les urines
Des agriculteurs de la FNSEA sont venus déposer au tribunal de Tours le résultat de la contre-analyse qu'ils ont organisée eux-mêmes concernant la présence de traces de glyphosate dans les urines © Radio France - Boris Compain

Les agriculteurs de la FNSEA d'Indre-et-Loire répliquent à ceux qui se sont surnommés eux-mêmes "les pisseurs de Glyphosate". En juin 2019, à l'appel d'associations écologistes, des dizaines de tourangeaux avaient fait analyser leurs urines et y avaient trouvé des traces de phosphate. Dans la foulée, ils avaient déposé 51 plaintes, à Tours, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui. Presque deux ans plus tard, les agriculteurs contre-attaquent : ils ont, eux aussi, fait analyser les urines de 11 volontaires en Indre-et-Loire, des agriculteurs, mais aussi des parlementaires et des élus locaux, et les conclusions sont très différentes.

Selon Michel Vaudour, exploitant à Neuville-sur-Brenne, au nord de l'Indre-et-Loire, le test "Elisa" utilisé par les écologistes n'a pas été utilisé selon le protocole recommandé par le fabricant : "on a fait, nous aussi, le test Elisa : 100 % des gens avaient soi-disant du glyphosate dans les urines. Je dis bien soi-disant parce que la molécule de glyphosate est du phosphate, et du phosphate, on en retrouve dans les savons, dans les shampoings, dans toutes les lessives. Suffit qu'on mette un vêtement, qu'on prenne sa douche le matin et qu'on aille uriner et on a de la molécule de glyphosate. Donc, le test Elisa détecte un faux positif". 

La FNSEA et les spécialistes avec lesquels elle a travaillé (notamment le pharmacologue Joël Guillemain, membre de l'Académie nationale de pharmacie) estiment que le protocole recommandé par le fabricant du test "Elisa" n'a pas été respecté puisqu'il est "hautement recommandé de confirmer avec une technique différente comme la chromatographie".

Le laboratoire choisi par la FNSEA a donc soumis aussi ces 11 volontaires tourangeaux à un test chromatographique et spectrométrique qui permet de séparer, mesurer et identifier les molécules. "Cette fois, on avait 18% de positif avec des valeurs inférieures de 100 fois à la dose journalière admissible. Donc, on est rassuré là dessus" explique Michel Vaudour. "La lecture qu'on en fait, c'est que la présence du glyphosate dans les urines aujourd'hui n'est pas avérée ou si faible que ce n'est pas la peine d'en parler. Ceci dit, nous, les agriculteurs, on ne peut pas se prononcer sur le danger. Par contre, on va continuer à améliorer nos pratiques et essayer d'utiliser les produits phytosanitaires dans de bonnes conditions. Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que onze agences nationales dans le monde se sont prononcées sur le glyphosate. Elles disent qu'aujourd'hui, il n'y a pas les éléments pour dire que le glyphosate est dangereux"

Les agriculteurs ont déposé jeudi midi au tribunal de Tours le résultat des analyses qu'ils ont fait réaliser, pour que la justice ait toutes les données en main avant de se prononcer. Les 51 plaintes déposées par les pisseurs de Glyphosate tourangeaux ont été transmises au parquet de Paris, qui traite, au total, plusieurs milliers de plaintes du même genre déposées dans toute la France.

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