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Un bug à 400.000 euros pour la métropole de Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

L'extension et la modernisation de Maera stoppées net à cause d'un bug informatique. Il oblige la métropole de Montpellier à verser 400.000 euros d'indemnités et à relancer l'appel à candidature.

Le projet d'extension de la station d'épuration de Montpellier, repoussé de 18 mois, n'aboutira pas avant 2026
Le projet d'extension de la station d'épuration de Montpellier, repoussé de 18 mois, n'aboutira pas avant 2026 © Maxppp -

C'est un bug qui va coûter au bas mot 400.000 euros aux contribuables de la métropole de Montpellier : une erreur informatique découverte au début de l'été l'oblige à suspendre tout le projet d'extension et modernisation de sa station d'épuration, pourtant présenté comme essentiel. 

Petit bug, grosses conséquences

Au départ, un dysfonctionnement sur une plateforme informatique. Des informations confidentielles sur les offres déposées par les entreprises candidates sont apparues en libre accès. Un vice de procédure, synonyme de quasi-retour à la case départ, il contraint la métropole à relancer un appel d'offre. "Mais il n'y a eu pas d'erreur humaine ou de volonté de nuire à la procédure elle-même" indique Florence Fuchs-Jesslen , directrice du service eau et assainissement à la métropole.

"Une erreur informatique, pas humaine". Florence Fuchs Jesslen, directrice eaux et assainissement à la métropole

2026, au mieux

Première conséquence, c'est au minimum un an et demi de retard. Le projet, qui devait aboutir en 2024, ne sera prêt si tout va bien qu'en 2026. Sans parler des incidences financières : les deux entreprises candidates, issues des groupements Suez et Véolia vont être indemnisées à hauteur de 200.000 euros chacune. 

400.000... ou beaucoup plus

Le maire de Lattes Cyril Meunier donne un chiffre autrement plus élevé: avec l'inflation et les coûts cachés, ce délai va entraîner selon lui un surcoût de 20 millions d'euros et retarder en plus tout un tas de projets d'aménagement dans les communes reliées à Maera. "Un impact énorme en terme d'emploi, de logement, de développement économique" assure l'élu. 

Nouvelle version plus écolo

Ce qui est sûr, c'est que ce report entraîne une modification du projet lui même. Le cahier des charges a été revu et il exige désormais un système de traitement des boues sur place. "Aujourd'hui elles sont transportées tous les jours par des camions vers Narbonne, ce qui est une nuisance pour les riverains. Le bilan carbone est catastrophique" explique Florence Fuchs Jesslen. 

Il intègre aussi un meilleur traitement des eaux usées. Elles devront pouvoir servir à l'irrigation, le lavage des voiries et même pourront être rejetées dans le Lez afin de maintenir son niveau en cas de sécheresse. 

Nouveau cahier des charges expliqué par Florence Fuchs-Jesslen , directrice du service eau et assainissement à la métropole

Le projet tel qu'il était présenté l'an dernier prévoyait de porter la capacité de l'équipement de 500.000 à 700.000 habitants. Il devait permettre de réduire de moitié les débordement d'eaux usées en cas de fortes pluies, avec la création de bassins d'orage et l'agrandissement des émissaires. Le budget était alors de 109 millions d'euros.   

Procès en incompétence

Ce cafouillage fait les choux gras des adversaires politiques du président de la métropole Philippe Saurel. Le plus remonté sans doute, Cyril Meunier, maire de Lattes critique la méthode. "Je maintiens qu'il aurait fallu négocier avec ces deux entreprises qu'elles passent outre ce petit bug. Et non ! On a laissé traîné. On est face à l'incompétence de la gestion de Philippe Saurel. Malheureusement cette fois c'est très grave. On est en train de toucher le fond. Il faut que ça cesse". 

"Sagesse et prudence"

"C'est hors la loi" répond Philippe Saurel. "En procédure d'appel d'offre, nous n'avons pas le droit d'interférer avec les candidats. Si Cyril Meunier se livre à ce type de pratiques, ça mérite le pénal. Je lui laisse la responsabilité de ces actes. Cette décision est une décision de sagesse et de prudence.

"On touche le fond" selon le maire de Lattes Cyril Meunier

"Négocier? C'est hors la loi". La réponse de Philippe Saurel

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