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Un Lillois membre de la convention citoyenne pour le climat lance l'application Karbon

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Par , France Bleu Nord

Le Lillois Lambert Allaerd faisait partie des 150 Français tirés au sort pour participer à la convention citoyenne pour le climat. Une expérience qui a changé sa vie. Aujourd'hui, avec un associé rencontré à la convention, il lance une application pour mesurer l'empreinte carbone des aliments.

Lambert Allaerd a fait partie des 150 personnes de la convention citoyenne pour le climat. Aujourd'hui, il lance une application qui permet de connaître l'empreinte carbone des aliments.
Lambert Allaerd a fait partie des 150 personnes de la convention citoyenne pour le climat. Aujourd'hui, il lance une application qui permet de connaître l'empreinte carbone des aliments. © Radio France - Cécile Bidault

Il s'appelle Lambert Allaerd, il a 29 ans, et il a fait partie des 150 Français tirés au sort pour participer à la convention citoyenne pour le climat, à partir d'octobe 2019. Le 29 juin dernier, au moment de la clôture des débats dans les jardins de l'Elysée, il a même pris la parole devant le président de la République.

Ça a vraiment changé ma vie

Lambert Allaerd s'est beaucoup investi dans cette convention. A tel point qu'il s'est totalement remis en question. Il a même quitté son travail de chef de projet informatique : "ça a vraiment changé ma vie. Ça avait tellement de sens d'avoir des responsabilités sur un sujet aussi important. Je voulais continuer d'agir pour le climat".

Pendant la convention, Lambert Allaerd a fait la connaissance d'un spécialiste de l'empreinte carbone, Baptiste Mulliez, qui commençait à développer une application. Les deux associés ont travaillé pendant tout le confinement, et ils ont lancé fin septembre la nouvelle version de Karbon.

Mesurer l'impact environnemental des aliments

L'idée c'est de permettre au consommateur de savoir à quel point ce qu'il mange pollue la planète, quelle est l'empreinte carbone des aliments qu'il achète : le dioxyde de carbone nécessaire pour produire la matière première, la transformer, emballer, transporter. Il suffit de télécharger l'application, gratuite, sur son téléphone, et de scanner le code-barre. Un million de produits sont référencés. L'application affiche une note sur 100, 100 étant le plus vertueux, et indique l'équivalence en nombre de kilomètres parcourus en voiture, et le temps mis par un arbre pour absorber le CO2 produit par l'aliment analysé. 

Mettre l'information à disposition, car c'est un droit

"L'objectif n'est pas de culpabiliser le consommateur", décrypte Lambert Allaerd, "mais de lui faire connaître l'impact environnemental de ce qu'il mange, car il ne le connaît pas vraiment. La raison d'être de Karbon, c'est de mettre l'information à disposition, car c'est un droit". L'application suggère même des produits équivalents avec de meilleurs notes.

Les co-fondateurs de Karbon viennent de lancer une campagne de financement participatif pour continuer à développer l'application. Lambert Allaerd aimerait aussi que les citoyens s'emparent de cette question, pour que ce score carbone figure obligatoirement sur les produits, comme le nutriscore, qui nous informe sur la qualité nutritionnelle.

Lambert Allaerd continue de suivre attentivement les suites de la convention citoyenne pour le climat, et le devenir des 149 propositions faites par les participants. Avec les récents propos du chef de l'Etat sur la 5G, il n'est pas très optimiste : "on va de mauvaises nouvelles en mauvaises nouvelles, on est très inquiets. Mais on garde espoir, on ne lâchera pas nos neuf mois de travail. On surveille la mise en place de nos mesures, qui ne doivent pas être balayées d'un revers de main". Un site internet a même été mis en place, pour recenser l'avancée des travaux.

ECOUTEZ : Lambert Allaerd, co-fondateur de l'application Karbon

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