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Un mois après les inondations en Gironde, les dégâts sont encore visibles dans cette exploitation

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Par , France Bleu Gironde

Le mois dernier, l'exploitation de Philippe De Biasi était sous 2,50 mètres d'eau. Il a perdu le quart de sa production et n'a rien replanté depuis les inondations. Mais l'agriculteur reste optimiste et préfère "relativiser".

Cette serre aujourd'hui vide était pleine de salades avant les inondations. Mais Philippe De Biasi et sa fille Pauline De Biasi restent optimistes et comptent sur le soutien des clients.
Cette serre aujourd'hui vide était pleine de salades avant les inondations. Mais Philippe De Biasi et sa fille Pauline De Biasi restent optimistes et comptent sur le soutien des clients. © Radio France -

Il y a un mois, les habitants du Sud-Gironde étaient encore les pieds dans l'eau. La Garonne commençait sa lente décrue après des inondations historiques dans le département. Au total, 47 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle mercredi 24 février, dont Floudès.

Dans ce village, de nombreux habitants ont été sinistrés. L'exploitation de Philippe De Biasi, située à 50 mètres du fleuve, n'y a pas échappé. Elle est restée sous l'eau pendant plusieurs jours. L'agriculteur a notamment perdu une partie de sa production de salades. 

"C'est rageant de perdre tout ça, mais on sait à quoi on s'expose"

"Il y avait des salades ici. Elles venaient d'être plantées mais tout est parti après les inondations", constate l'exploitant face à une serre vide. "Sur la droite, il y avait deux serres avec 11.000 pieds de salades et épinards.  Là aussi, tout est perdu...", poursuit-il. 

Le fleuve a quitté les lieux il y a plusieurs semaines mais la terre s'en souvient encore : "Ça fait à peu près un mois qu'on ne plante plus rien", la terre sous serre étant trop humide pour pouvoir replanter. "Les plantations en février, ce sont normalement des salades qu'on récolte fin mars, début avril. Donc fin mars, début avril, on n'aura pas de salades à ramasser." Mais ce n'est qu'une questions de temps, dans quelques jours la terre sera "bonne à travailler"

En attendant, Philippe De Biasi estime avoir perdu 30.000 pieds de salades ce qui représente une perte de 25.000 euros environ selon lui.

Les fraises ont été moins touchées que les salades. Mais certaines variétés seront certainement moins nombreuses que les autres années en début de saison.
Les fraises ont été moins touchées que les salades. Mais certaines variétés seront certainement moins nombreuses que les autres années en début de saison. © Radio France -

L'agriculteur ne sera pas indemnisé car il n'était pas assuré en cas d'inondations mais il garde le sourire et compte sur le soutien de ses clients et la générosité de la nature pour rattraper les pertes. "On peut très bien le compenser par les fraises qui vont bien se vendre". Cette partie de la production a été moins touchée et toute la famille n'a qu'une hâte, pouvoir les récolter le mois prochain.

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