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Centrale à bitume de Thenon : deux recours déposés pour stopper le début du chantier

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Par , France Bleu Périgord

C'est un dossier qui fait toujours autant parler en Périgord Noir : l'installation prochaine d'une centrale à bitume sur une zone d'activité de Thenon. Les travaux ont débuté lundi dernier et les associations lancent deux recours en référé pour stopper le chantier.

Les associations veulent stopper le début des travaux de la centrale à bitume de Thenon. Pour cela, elles déposent deux recours en référé.
Les associations veulent stopper le début des travaux de la centrale à bitume de Thenon. Pour cela, elles déposent deux recours en référé. © Radio France - Emmanuel Claverie

L'entreprise Lagarde et Laronze basée à Terrasson a débuté les travaux de sa future centrale à bitume dans la zone d'activité du Rousset. Depuis quelques mois, ce projet inquiète fortement les riverains et des associations qui ont déjà lancé deux recours devant le tribunal administratif de Bordeaux. Deux nouveaux  recours en référé, c'est-à-dire en urgence, ont été déposés pour empêcher le début des travaux. 

Deux recours suspensifs déposés

"Notre avocat [...] saisira le Tribunal Administratif pour un nouveau référé concernant le début des travaux sur le site" explique l'association "Périgord Noir, mais pas noir bitume" dans un communiqué. Cette association de riverains demande l'abandon du projet tout comme l'ACAPEC (Association contre la carrière d'Ajat et pour la protection de l'environnement du Causse). 

Elle est en train de réaliser quelque chose qui est irréversible - Claudine Pialat

Pour les associations, il faut agir vite. Cette centrale à béton ils n'en veulent pas. Les riverains assurent qu'elle rejettera des substances toxiques comme l'explique Claudine Pialat, trésorière de l'association ACAPEC : "Il s'agit de protéger le forage d'eau potable de Thenon, il n'y a que celui là. S'il est impacté, il n'y a aucune alternative" explique-t-elle. Et Dominique Drache, le président de"Périgord noir mais pas noir de bitume"et d'ajouter : "On verrait de nombreux camions traverser Thenon, en plus de ceux qui passent déjà!". De plus, ils estiment que son implantation pourrait faire baisser la valeur des habitations alentours. 

Les propriétaires proches des travaux de la centrale se disent prêt à vendre
Les propriétaires proches des travaux de la centrale se disent prêt à vendre - Dominique Drache
Des pancartes comme celles-ci se multiplient à Thenon
Des pancartes comme celles-ci se multiplient à Thenon - Dominique Drache

L'arrêté préfectoral qui autorise le projet indique que l'entreprise s'engage à surveiller les rejets dans l'air et dans l'eau. Contacté par France Bleu Périgord, le dirigeant de la société Lagarde et Laronze n'a pas répondu à nos sollicitations

Si le tribunal valide un de ces recours, les tractopelles et les bétonnières devront s'immobiliser.

Ecoutez le témoignage de Claudine Pialat, habitante de Thenon

Des recours déjà adressés au tribunal administratif

Pour le moment, l'entreprise n'en est qu'au stade du terrassement sur la zone d'activité du Rousset. Elle est dans son bon droit : rien ne l'empêche de commencer les travaux. Les deux premiers recours déposés cet été par les associations sont des recours non suspensifs qui n'ont aucun effet sur le début du chantier. "Apparemment l'entreprise ne compte pas attendre les décisions de justice. Du moment qu'elle a ses autorisations, rien ne peut l'arrêter" lance Claudine Pialat, trésorière de l'association ACAPEC. Elle poursuit : "Ce projet aurait du faire l'objet d'une enquête publique, nous en sommes fermement convaincus ! Tous les paramètres n'ont pas été étudiés. Ce dossier doit être repris".

Le premier recours avait été déposé contre le permis de construire délivré par l'ancien maire de Thenon Dominique Bousquet. Le deuxième recours statuait contre la décision du préfet de la Dordogne, Frédéric Périssat, d'autoriser le projet. 

Ils sont en cours d'instruction par le tribunal administratif de Bordeaux. Si le tribunal donne raison aux habitants concernant ces recours, la centrale en cours de construction pourrait, à terme, être détruite. Un scénario qui ressemblerait au chantier avorté d'une célèbre déviation du Périgord Noir.

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