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Environnement

Une plage de Ronce-les-Bains polluée... pour de faux

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Par , France Bleu La Rochelle

Une plage de Ronce-les-Bains près de La Tremblade a été polluée pour de faux avec des copeaux de bois et des photos d'oiseaux et de poissons morts et vivants. Il s'agissait en fait d'un exercice grandeur nature pour les agents municipaux des villes littorales de Charente-Maritime.

L'exercice est plus vrai que nature pour les agents municipaux qui scrutent la plage à la recherche de la fausse pollution.
L'exercice est plus vrai que nature pour les agents municipaux qui scrutent la plage à la recherche de la fausse pollution. © Radio France - Marina Guibert

Ronce-les-Bains, La Tremblade, France

" On est dans le cas d'une pollution, vous êtes dans votre mairie, vous recevez une alerte." Romain Dietschi, ingénieur formation au Cedre, une association experte en pollution accidentelle des eaux, plante le décor. Les quarante agents techniques venus de villes littorales de Charente-Maritime, répartis en quatre équipes, vont devoir gérer une pollution sur une plage de Ronce-les-Bains près de La Tremblade. Mais pas de panique il ne s'agit que d'un exercice comme la direction départementale des territoires et de la mer est tenue d'en organiser tous les trois ans. Alors cette fois, pas de pétrole évidemment mais des copeaux de bois et des photos pour remplacer les animaux, vivants ou morts. 

Les hydrocarbures sont remplacés par les copeaux de bois et les animaux morts et vivants par des photos. - Radio France
Les hydrocarbures sont remplacés par les copeaux de bois et les animaux morts et vivants par des photos. © Radio France - Marina Guibert

La reconnaissance, étape primordiale

À part la fausse pollution, tout est fait dans les conditions du réel. Une fois les combinaisons en papier enfilées, direction la plage pour se rendre compte de l'ampleur de la pollution. C'est la reconnaissance, la première étape, la plus importante et surtout celle qu'auront à gérer les agents municipaux en cas de véritable alerte.  Frédéric Maricot prend les choses en main. Responsable d'exploitation des ports gérés par le département, il est aussi pour la journée le capitaine de l'équipe verte. "On se met en ligne sur toute la largeur de la plage, on avance doucement et quand il y en a un qui voit de la pollution il lève la main on s'arrête, on identifie et on répertorie." C'est que Frédéric Maricot ne veut rien louper des précieuses informations qu'il doit récolter : " le type de pollution comme le type de carburant, de produits chimiques ou tout autre type de pollution, le volume à estimer ou encore les _animaux impactés._" Autant de paramètres déterminants pour la suite des opérations de dépollution.

"Pouvoir compter sur un réseau de personnes formées pour une lutte plus efficace"

Les agents municipaux sont les premiers maillons de la chaîne. De leurs observations sur le terrain dépendra le type et la quantité de moyens utilisés pour dépolluer. " Il y a des milliers de polluants différents, des milliers de pétroles différents. Si on a un diesel par exemple on n'utilisera pas les mêmes techniques que pour _un pétrole lourd_. La pollution change aussi en fonction de la marée par exemple" explique Romain Dietschi de l'association Cedre. On peut aussi ajouter les conditions d'accès à la plage polluée ou encore la présence ou non de déversements d’égouts. " Il faut pouvoir compter sur un réseau de personnes formées et qui connaissent les informations importantes à faire remonter pour avoir _une lutte beaucoup plus efficace"_ajoute Romain Dietschi.

D'ordinaire, les agents municipaux ne fabriqueraient pas eux-mêmes les barrages et ne nettoieraient pas la plage, mais pour l'exercice, il faut s'y coller. - Radio France
D'ordinaire, les agents municipaux ne fabriqueraient pas eux-mêmes les barrages et ne nettoieraient pas la plage, mais pour l'exercice, il faut s'y coller. © Radio France - Marina Guibert

Les quatre équipes ont fait leur reconnaissance, avec plus ou moins de succès dans l'estimation de la quantité de pollution. En temps normal, leur travail s'arrêterait là en cas de grosse pollution, la préfecture prendrait alors le relais en partenariat avec des entreprises spécialisées en dépollution et le pollueur lui-même. Mais pour cet exercice, les agents municipaux doivent encore monter le chantier de dépollution et nettoyer la plage. Car même fausse, la pollution reste une pollution.

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