Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

Vercors : 500 hectares en passe d'être achetés par une association pour le "rendre à la vie sauvage"

-
Par , France Bleu Isère

Dans le Vercors, côté drômois, 500 hectares de terrain sont sous compromis de vente. Objectif pour l'association ASPAS : ré-ensauvager ce secteur, tout en le laissant accessible aux promeneurs. Le financement ? De grands donateurs et une collecte via internet "dopée" par la notoriété d'Hugo Clément.

L'actuelle entrée de la réserve
L'actuelle entrée de la réserve - ASPAS

Isère, France

L'association qui lance cette initiative est l'ASPAS. Elle revendique déjà plusieurs achats de ce type en Drôme et en Bretagne, et compte bien continuer sur ce rythme pour "rendre des terrains à la vie sauvage".

Dons et achats... pour laisser faire la nature

C'est à dire qu'elle achète, grâce à des dons, des terrains pour y laisser ensuite la nature reprendre totalement ses droits. Sur ce projet dans le Vercors drômois, l'association affirme avoir déjà 2 millions d'euros en trésorerie, et en recherche 150.000 de plus, via une plateforme de financement participatif sur internet qui a connu une forte accélération ces dernières heures.

Le coup de pouce "médiatique" avec la notoriété du journaliste de télé Hugo Clément, qui a donné de la visibilité au combat sur les réseaux sociaux, y est bien sûr pour quelque chose.

Le porte-parole de l'association Marc Giraud explique "on n'est qu'au tout début de notre démarche. Il y a très peu d'endroits en France où l'on permet le retour complet à une vie sauvage de la nature, sans intervention du tout de l'homme". Bien sûr, les chasseurs ne seront plus les bienvenus sur ce périmètre rendu à la faune et à la flore. Idem pour l'exploitation de la forêt, proscrite dans ce projet. Le but : "L'homme passe mais ne laisse pas de trace".

"C'est quelque chose qui se fait un peu partout dans le monde : le *re-wilding*, le ré-ensauvagement de la nature. Imaginez que même dans les Calanques on peut chasser les oiseaux à la glue ! "

Sanctuariser ? Fausse bonne idée pour les fédérations de chasse

Pour la fédération de chasse en Isère, de l'autre côté du Vercors, c'est pourtant une fausse bonne idée. La présidente Danielle Chenavier a une autre vision des choses : "sanctuariser des territoires n'apporte pas de bien pour la nature. On a besoin que l'homme intervienne dans les territoires. Les chasseurs ont leur rôle à jouer pour réguler des espèces".

"La chasse est au cœur d'un débat, mais ça ne doit pas nous rendre aveugles au travail qu'on peut faire ensemble !" - Danielle Chenavier, de la Fédération de chasse en Isère

"Les sangliers par exemple, n'ont pas de prédateurs, peuvent manger des batraciens, ou des œufs de canards. Il ne s'agit pas d'éradiquer aucune espèce, mais les chasseurs ont un rôle à jouer dans la régulation. Moi je respecte le point de vue de tout le monde. Il faut se mettre autour de la table. Si on discute, tout va bien. Dès lors qu'il y a une posture anti-chasse, c'est plus compliqué. La chasse est au cœur d'un débat passionné et passionnant, mais ça ne doit pas nous rendre aveugles au travail qu'on peut faire ensemble pour la nature". Désormais, si des chasseurs sont observés sur ce terrain dont l'association sera propriétaire, ils seront de fait en état de braconnage.

Une partie du terrain bientôt acheté par l'ASPAS - Aucun(e)
Une partie du terrain bientôt acheté par l'ASPAS - Clément Roche / ASPAS
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu