Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Veyre-Monton : un berger de passage pour entretenir le Puy de Marmant

-
Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Un berger et une cinquantaine de brebis sont installés depuis une semaine sur le Puy de Marmant à Veyre-Monton. Une façon d'entretenir cette réserve naturelle régionale tout en faisant la promotion du pastoralisme.

Le berger, Estéban Gueneuc, a 53 brebis sous sa responsabilité.
Le berger, Estéban Gueneuc, a 53 brebis sous sa responsabilité. © Radio France - Juliette Micheneau

Arrivées le 25 juin dernier à Veyre-Monton, elles sont 53 brebis à arpenter ce Puy de Marmant, classé Réserve naturelle régionale  depuis 2015. Un site volcanique qui culmine à 503 mètres d'altitude, entouré d'habitations. "C'est sûr qu'on n'est pas dans l'image du berge, solitaire, avec son troupeau et son chien et qui ne voit personne pendant quatre mois", sourit Estéban Gueneuc, plus habitué des estives cantaliennes. 

Le berger veille sur ce troupeau mobile, assisté de son Border collie, qui l'aide à accompagner les brebis sur la vingtaine d'hectares du site. "Au berger de les mener pour qu'elles n'aillent pas manger que ce qu'elles aiment."

Comme par exemple, ces huit types de pelouses qu'on trouve sur le Puy de Marmant qui compte quelques 400 espèces végétales différentes. Avec ses airs méditerranéen, il abrite aussi le criquet des garrigues et pas moins de 74 espèces de papillons. Un vrai concentré de biodiversité où la brebis a toute sa place. 

Un troupeau de brebis sur les pentes du Puy de Marmant. Reportage de Juliette Micheneau

Une race rustique pour valoriser le site

"C'est un troupeau de race Rava", explique Sylvie Martinant, la conservatrice de la réserve. "C'est une race locale, frugale, peu exigeante, bonne marcheuse parce que sur Marmant il y a des pentes très raides, plus de 30% en général". Un atout pour valoriser cet espace naturel sensible : "Ça permet de contenir les broussailles et tous les arbustes, prunellier, aubépines et autres", ce qui diversifie aussi l'alimentation des brebis. "Dans un contexte de changement climatique, avec sécheresses et manque de fourrage, c'est intéressant d'aller chercher de nouvelles ressources l'été", ajoute Alice Chazal, directrice d'exploitation au lycée agricole de Rochefort-Montagne.

Le rôle du berger est à la fois de soigner les brebis et de les encourager à aller manger sur tout le site.
Le rôle du berger est à la fois de soigner les brebis et de les encourager à aller manger sur tout le site. © Radio France - Juliette Micheneau

Un enjeu environnemental et agricole

Ces brebis appartiennent en effet au cheptel du lycée agricole de Rochefort-Montagne qui, en partenariat avec le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, ont constitué depuis 2015 ce troupeau mobile pour entretenir le paysage et montrer que le pastoralisme a sa place dans les zones sensibles comme ce Puy de Marmant. 

Alice Chazal, directrice d'exploitation au lycée agricole de Rochefort-Montagne.

En tant que responsable de l'exploitation du lycée, Alice Chazal y voit aussi un intérêt pédagogique. "C'est intéressant de montrer à nos élèves comment valoriser ces nouveaux espaces, et pour ceux qui sont amenés à gérer des milieux naturels, montrer que l'agriculture n'est pas forcément l'ennemie de l'environnement."

Et la démonstration vaut pour les professionnels. Ce troupeau mobile permet aussi de tester des espaces, "voir si d'un point de vue économique, c'est intéressant pour un agriculteur et ensuite lui donner les clés de ce site", explique Christine Montoloy, responsable de la préservation et valorisation des patrimoines naturels au sein du Parc naturel régional des volcans d’Auvergne.

A Veyre-Monton, les brebis seront restées deux semaines sur place. D'après le berger, et en fonction de la météo, elles pourraient revenir jusqu'à trois semaines l'an prochain, en arrivant un peu plus tôt dans la saison.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess