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Environnement
DOSSIER : France Bleu Montagne

VIDÉO - “Pour dix jours de canicule, les glaciers perdent jusqu’à un mètre d’épaisseur” alerte un glaciologue

Le constat fait froid dans le dos. D’ici à 2100, “tous les glaciers en dessous de 3.500 mètres d'altitude risquent de disparaître complètement”, selon Christian Vincent, chercheur à l'Institut des géosciences de l'environnement de Grenoble. Il était l'invité de France Bleu Isère ce vendredi matin.

Grenoble, France

Le constat est alarmant. "Selon nos simulations, d’ici à 2100, la Mer de Glace (à Chamonix, ndlr) perdrait 80 % de sa superficie et le glacier d’Argentière devrait disparaître” prévient Christian Vincent. Ces estimations sont basées sur le scénario “le moins catastrophique”, avec une augmentation des températures modérée de + 3°. Le glaciologue de l’IGE de Grenoble (l'Institut des Géosciences de l'Environnement de Grenoble) est formel : selon ce même scénario, “tous les glaciers en dessous de 3.500 mètres d'altitude risquent de disparaître complètement”. Depuis notre entrée dans le XXIe siècle on observe des déficits de plus en plus grands : “les sept ou huit années les plus déficitaires se sont déroulées après 2000 avec une accélération des fontes de la glace estivale”.

“On peut avoir dix à douze cm de fonte par jour”

Le bilan de masses est négatif pour les glaciers sur l’année 2018-2019 : “on a perdu beaucoup d’épaisseur”. “Un bilan de masse annuel”, n’est rien d’autre que la différence entre l’accumulation de neige en hiver et la fonte de cette dernière en été. Pour Christian Vincent, “les neiges hivernales sont au niveau des normales pour l’hiver 2018” .

Le glaciologue Christian Vincent mesure la fonte du glacier d'Argentière - Radio France
Le glaciologue Christian Vincent mesure la fonte du glacier d'Argentière © Radio France - Lionel Cariou

En revanche, les glaciers ont été fortement touchés par les canicules estivales. Sans surprise, en période de forte chaleur, la fonte s’accentue en haute montagne. “On peut avoir 10 à 12 cm de fonte par jour”, explique le glaciologue. Pour dix jours de canicule, les glaciers peuvent donc perdre jusqu’à un mètre d’épaisseur. 

Risques d'inondations, de glissement de terrain 

En conséquence , “l’hydrologie des rivières à long terme devrait être modifiée”. En juillet et août, le débit des rivières devrait drastiquement diminuer. Des risques d’origines glaciaire sont également à craindre, toujours selon le glaciologue de l'IGE. “On voit déjà apparaître des lacs proglaciaires”, souligne Christian Vincent. Ces lacs se forment à cause du recul des glaciers et parfois ils se vidangent ce qui constitue des risques d’inondations, de glissement de terrain… etc.

Christian Vincent, glaciologue à l'IGE (Institut des géosciences de l'environnement) de Grenoble - Radio France
Christian Vincent, glaciologue à l'IGE (Institut des géosciences de l'environnement) de Grenoble © Radio France - Lionel Cariou

Autre conséquence de la fonte de nos glaciers : des avalanches de glaces. Pour les glaciers à plus de 3.500 mètres d'altitude, le régime thermique est en train de se modifier. “Ces glaciers sont sous des températures négatives et s’ils descendent sous une température tempérée, des chutes de glaces sont possibles”, détaille le scientifique. Ces avalanches constituent un véritable risque pour les professionnels de la montagne que sont les alpinistes. 

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