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Vierzon : les travaux de la future centrale hydroélectrique ont commencé

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Par , France Bleu Berry

Le barrage de l'abattoir, près du parc des expositions de Vierzon, va abriter une micro centrale électrique. Les travaux se dérouleront sur deux étés.

A droite du cours d'eau, le bassin qui a été creusé accueillera la turbine, l'année prochaine
A droite du cours d'eau, le bassin qui a été creusé accueillera la turbine, l'année prochaine © Radio France - Michel Benoit

Cette centrale produira l'électricité équivalente à la consommation de 400 foyers. Un investissement de 1,6 million d'euros par la société Vierzon Hydro Renouvelable. Des travaux qui vont se dérouler sur deux étés pour les premiers kilowatts prévus en septembre 2022.  

le détail du chantier est affiché sur le barrage.
le détail du chantier est affiché sur le barrage. © Radio France - Michel Benoit

Cet été, les travaux portent sur la construction de la structure d'accueil de la turbine et sur la passe à poissons, facturée à elle seule, environ 350.000 euros et pris intégralement en charge par Vierzon Hydro Renouvelable : "  Finalement, la mairie a préféré faire appel à une société privée expérimentée dans la production d'énergie " explique Jacques Fonkenell, responsable de Vierzon Hydro Renouvelable. " Ils nous autorisent à produire de l'électricité sur le site mais on finance la passe à poissons qu'ils auraient dû de toute façon réaliser pour restaurer la continuité écologique de l'Yèvre. Pour nous, cela ne change pas grand chose. On sait qu'il faut faire ces travaux quand on crée une centrale hydraulique. Nous disposons d'un bail emphytéotique de 40 ans et d'un contrat sur 20 ans de rachat d'électricité à compter de la première livraison. " La société versera également un loyer de l'ordre de 8 à 10.000 euros par an à la mairie. 

Jacques Fonkenell, et Jacques Fiat, associés sur le projet de micro centrale électrique de Vierzon.
Jacques Fonkenell, et Jacques Fiat, associés sur le projet de micro centrale électrique de Vierzon. © Radio France - Michel Benoit

Les travaux vont se dérouler en deux temps, uniquement aux beaux jours car l'hiver, il y a trop d'eau pour intervenir.  Première étape cet été avec la création de la passe pour permettre au poisson de remonter l'Yèvre. Ce barrage de 4 mètres de dénivelé, constituait un verrou préjudiciable à la faune piscicole. Pour descendre la rivière, c'est plus simple : " La machine que nous installons a une particularité. Elle a une vitesse de rotation très faible, de l'ordre de 30 à 40 tour par minutes " précise Jacques Fonkenell.  " Elle est également assez grande puisque son diamètre est de 3,15 mètres. Le poisson est donc capable de passer au travers de la machine. Il peut donc descendre sans problème de l'amont vers l'aval." 

Le chantier vu depuis le lit de l'Yèvre
Le chantier vu depuis le lit de l'Yèvre © Radio France - Michel Benoit

Toute la structure en béton sera également coulée cet été, pour pouvoir poser la turbine l'an prochain. Cette micro centrale fonctionnera environ les 2/3 de l'année. En période d'étiage bas, elle ne sera pas prioritaire rappelle Jacques Fonkenell : " Deux utilisations de l'eau sont prioritaires par rapport à  la centrale. Il s'agit du canal de Berry et du moulin de l'abricot qui puise son eau ici. Nous devons également respecter un débit en aval de la centrale. La préfecture est très vigilante sur ces points. " Le sujet est sensible : les arrêtés autorisant cette centrale sont contestés devant le tribunal administratif.

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