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Des doutes sur la tenue du référendum sur le climat

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Selon le JDD, Emmanuel Macron aurait renoncé à organiser un référendum sur le climat et la biodiversité. Une position qui a déclenché les foudres des écologistes qui manifestent ce dimanche. De son côté, l'Elysée puis le chef de l'Etat ont démenti avoir renoncé à ce référendum.

Convention Citoyenne pour le Climat au Conseil Économique Social et Environnemental Paris, le 14 décembre 2020, en présence du Président de la République Emmanuel Macron.
Convention Citoyenne pour le Climat au Conseil Économique Social et Environnemental Paris, le 14 décembre 2020, en présence du Président de la République Emmanuel Macron. © Maxppp - Philippe DE POULPIQUET

Dans les colonnes du Journal du Dimanche, le député LREM Pieyre-Alexandre Anglade a assuré que les conditions d'un référendum sur le projet inscrivant la protection du climat dans la Constitution n'étaient "pas réunies". Le journal indique qu'Emmanuel Macron y aurait même renoncé. Mais la modification de l'article premier de la Constitution pour y intégrer la protection du climat "n'est en rien enterrée", a assuré l'Elysée dimanche. "Ce dont je suis le garant", c'est qu'"il n'y aura pas d'abandon. Ce texte va vivre sa vie parlementaire qui seule permet d'aller au référendum si les sénateurs et les députés s'accordent" sur les mêmes termes, a ensuite précisé le président de la République à Strasbourg, où il donnait le coup d'envoi de la Conférence sur l'avenir de l'Europe. "Les citoyens qui ont travaillé doivent être respectés", a ajouté le chef de l'Etat, tout en soulignant que le parlement aussi "doit être respecté".

Le Sénat, contrôlé par la droite et qui doit examiner lundi le texte déjà voté par l'Assemblée nationale, "a fait le choix de vider de sa substance la proposition de la convention citoyenne pour le climat, et donc d’empêcher l'accord", accuse le porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée. Le projet de loi inspiré par la convention citoyenne grave à l'article 1er de la Loi fondamentale que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique". Or la majorité du Sénat rejette le terme "garantit", qui donnerait selon elle à la préservation de l'environnement une forme de priorité sur les autres principes constitutionnels. La révision constitutionnelle n'est possible que si le texte est adopté en termes identiques par l'Assemblée et par le Sénat. La révision peut ensuite, au choix du président, être soit soumise à référendum, soit au Parlement réuni en Congrès. Celui-ci statue à la majorité des 3/5e. 

"Une promesse qu'il ne pouvait pas tenir"

Mais pour Julien Bayou, le secrétaire national d'Europe Ecologie Les Verts, Emmanuel Macron aurait pu prévoir dans la loi climat "des dispositifs qui garantissaient la protection de l'environnement, mais ce n'est pas lui qui le fera". "_C'est la faute d'Emmanuel Macron parce que finalement, après la crise des Gilets jaunes, il y avait eu un grand débat. Personne ne s'en souvient. Il y a eu 500.000 contributions sur l'écologie. Ensuite, il y a eu cette Convention citoyenne pour le climat et qui ont produit un ensemble cohérent de 149 mesures pour répondre à l'objectif réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la justice sociale. Et puis, finalement, il n'y a rie_n", précise Julien Bayou sur franceinfo

"Je veux dire aux personnes qui marchent aujourd'hui, nous allons le faire dans les régions, les régionales, les 20 et 27 juin. C'est l'occasion d'élire des présidents et présidentes de régions écologistes et nous traduirons en actes les propositions de la Convention citoyenne pour le climat", ajoute Julien Bayou. Le secrétaire national d'EELV estime aussi qu'Emmanuel Macron "faisait comme d'habitude une promesse qu'il ne pouvait pas tenir".

Dans un tweet, le réalisateur du film "Demain", Cyril Dion, militant écologiste, garant de la Convention Citoyenne pour le Climat, indique que le président de la République "trahit sa parole d'organiser un référendum", après avoir trahi celle "de reprendre sans filtre les mesures" de la Convention. Il donne rendez-vous aux militants à 14h place de la République à Paris. 

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Une centaine de rassemblements ont eu lieu partout en France ce dimanche pour dénoncer le manque d'ambition du gouvernement en termes d'écologie. 

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