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Zones de non-traitement : des centaines d'hectares de vignes concernés dans l'Yonne

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Par , France Bleu Auxerre

Un décret gouvernemental interdit depuis le 1er janvier l'épandage de pesticides à moins de cinq mètres des maisons pour les légumes et les céréales, à moins de dix mètres pour les vignes. Mais sans plus de précisions pour le moment. De quoi inquiéter les agriculteurs icaunais.

Le domaine de Vaux Marquis à Saint Bris le Vineux dans l'Yonne
Le domaine de Vaux Marquis à Saint Bris le Vineux dans l'Yonne © Radio France - Thierry Boulant

Elle fait partie des nouveautés du 1er janvier 2020 : une distance minimale instaurée entre les exploitations traitées par des pesticides et les habitations. Cinq mètres pour les cultures dites basses, c'est-à-dire les légumes et les céréales. Dix mètres, et là cela nous concerne tout particulièrement dans l'Yonne, pour les vignes. Autant dire que les agriculteurs icaunais sont nombreux à être concernés. Sauf que personne ne connait encore les détails de cette nouvelle mesure. 

Des hectares de vignes concernés 

Si l'on supprime dix mètres entre les habitations et les vignes, "ça représente plus de mille hectares en Bourgogne. Mille hectares de vignes que l'on va devoir supprimer" s'indigne Franck Pouillot. Lui en possède des vignes sur son exploitation de Quenne, à côté d'Auxerre. Mais il n'est pas le seul concerné, à être installé en périurbain. "Si l'on prend l'exemple d'Auxerre, qu'est-ce qu'on va faire du clos de la chaînette ? On va devoir l'arracher ?" ajoute-t-il. 

Aujourd'hui, on ne sait pas ce que l'on va faire de ces surfaces-là. Franck Pouillot, agriculteur à Quenne 

Pour le moment, la chambre d'agriculture de l'Yonne elle-même n'a aucune réponse à ces questions. "Il manque des éléments notamment sur la valorisation, comment vont être valorisées ces bandes, quelles cultures peut-on y implanter" explique Arnaud Delestre, son président dans l'Yonne. 

Compensation financière ou période d'adaptation 

Mais hors de question de les laisser en friche. "Sachant que l'agriculture icaunaise, comme dans d'autres départements, est dans une situation critique, on ne peut pas se permettre au niveau des agriculteurs d'avoir une perte de revenus" ajoute Arnaud Delestre. Pour lui, une compensation financière ou au moins une période d'adaptation pour les agriculteurs doivent être prévues. Des demandes qui seront à l'ordre du jour dès la rentrée affirme-t-il. 

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