Faits divers – Justice

1 an après les attentats du 13 novembre, 10 familles d'Indre-et-Loire bénéficient encore de l'aide aux victimes

Par Boris Compain, France Bleu Touraine vendredi 11 novembre 2016 à 18:00

1 an après les attentats du 13 novembre, une association de victimes appellent les français à mettre des bougies aux fenêtres
1 an après les attentats du 13 novembre, une association de victimes appellent les français à mettre des bougies aux fenêtres © Radio France - Maxxppp

La France commémore ce week-end les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, au Bataclan, près du stade de France, et sur les terrasses de plusieurs restaurants parisiens. Parmi les victimes, 10 personnes originaires d'Indre-et-Loire.

Parmi les victimes, il y avait 10 personnes originaires d'Indre-et-Loire : certaines ont été tuées, d'autres blessées, et depuis un an, ces victimes et leurs proches sont assistées par l'ADAVIP, l'Association d'Aide aux Victimes d'Infractions Pénales. C'est leur référent unique en Indre-et-Loire.

Déjà plus de 150 entretiens avec les victimes tourangelles du 13 novembre

La présidente de l'ADAVIP 37, Marie-Paule Carrey Le Bas, a déjà réalisé plus de 150 entretiens avec les victimes tourangelles des attentats de novembre : les gens blessés physiquement, mais aussi les gens touchés psychologiquement, parce qu'ils ont perdu un proche ce soir-là, ou parce qu'ils étaient sur place et qu'ils ont vu des scènes insoutenables.

Au total, une dizaine de famille est suivie : l'ADAVIP est chargée de leur faciliter la tâche dans tous les domaines, concernant l'accès au soin, les démarches administratives, l'indemnisation, aussi : Une aide financière d'urgence a été débloquée juste après les attentats, pour payer, par exemple, des nuits d'hôtels, ou des allers-retours entre l'Indre-et-Loire et Paris.

Il faut plusieurs années pour mesurer précisément le préjudice subi par les blessés

L'indemnisation du préjudice subi, en revanche, est beaucoup plus longue à venir, simplement parce qu'elle beaucoup plus longue à estimer : il faut mesurer les conséquences physiques et psychologiques de l'attentat dans la durée, des conséquences qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde : Perdre un bras à 20 ans, ou à 80 ans, ça n'est pas la même chose. De la même façon, si vous êtes amputé d'un doigt, mais que vous êtes pianiste professionnel, le préjudice peut être énorme.

L'ADAVIP s'attend à accompagner pendant encore plusieurs années les victimes des attentats du 13 novembre.