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Faits divers – Justice

10 ans de prison pour une agression très violente à Badecon le Pin

vendredi 20 avril 2018 à 17:57 Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry

Un homme de 50 ans a été condamné à 10 ans de prison par le tribunal correctionnel de Châteauroux pour l'agression et la séquestration d'une sexagénaire à Badecon-le-Pin en septembre 2016.

Le tribunal a condamné le suspect à 10 ans de prison
Le tribunal a condamné le suspect à 10 ans de prison © Maxppp - Nicolas Kovarik MaxPPP

Indre, France

Les faits se sont déroulés en septembre 2016. Il était 8h du matin quand la victime, une dame âgée alors de 65 ans, se prépare à aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule dans un pavillon situé dans un hameau de Badecon-le-Pin

La dame est surprise par un homme, qui s'était introduit par la fenêtre de sa chambre. Frappée, ligotée elle est finalement contrainte de donner ses bijoux et son code de carte bancaire. Puis, son agresseur tente de l'étouffer avec un oreiller tout en l'étranglant. Elle ne doit son salut qu'à l'intervention de sa sœur et de son neveu, venus lui rendre visite. Ils ont mis en fuite l'agresseur et ont pu la libérer des liens qui lui enserraient le cou. 

le prévenu nie les faits

"_Ma cliente s'est vue mourir_. On aurait pu être dans une cour d'assises aujourd’hui. Elle est toujours traumatisée, elle a dû déménager. Sa vie est bouleversée, elle a peur sans cesse et elle est toujours sous antidépresseur" témoigne l'avocate de la victime, Maitre Leal. La sexagénaire sanglote sur le bancs. Le prévenu évite soigneusement son regard.

Quasi mutique à la barre, le prévenu, un homme de 50 ans, ne répond qu'à quelques questions. Difficile de tenir face au faisceau d'indices listé par le président du tribunal. D'abord le nœud coulissant entravant les poignets et le cou de la victime, "typique de ceux utilisé par les professions de l'élagage" selon les experts. Le suspect est bûcheron à Badecon-le-Pin, tout près de la maison de la victime. 

Autre élément accablant : les 4 chiens de la victime ont été maîtrises. Or, le suspect a une formation cynophile. 

Encore plus accablant : une trace ADN du suspect a été trouvée mêlée au sang de la victime sur la taie d'oreiller qui a servi à l'étouffer. 

A l'audience, le suspect nie farouchement, lâchant seulement "c'est abominable" quand le président lui fait présenter les photos du visage tuméfié de la victime après l'agression. 

Le préjudice de mort imminente

L'avocate de la victime demande, en plus des dommages et intérêts, que soit reconnu le préjudice d'anxiété. "Cela a été crée pour les victimes des attentats du Bataclan. Mais on a vu ce préjudice accordé notamment dans le cas d'accidents de la route. Elle est passée à côté de la mort."

Le tribunal a condamné le suspect a 10 ans de prison. Il devra en plus verser près de 15.000 euros de dommages et intérêts à la victime qui s'est vue reconnaître le préjudice d'anxiété.