Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : Affaire "du bébé dans le coffre"

Affaire "du bébé dans le coffre" : 10 ans de prison requis au procès en appel de la mère de Serena à Limoges

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin, France Bleu Périgord, France Bleu

L'avocat général a requis 10 ans de prison ce mercredi matin au procès en appel de Rosa Da Cruz, devant la cour d’assises de la Haute Vienne. La défense a plaidé l'acquittement pour cette mère de Brignac-la-Plaine, re-jugée pour avoir dissimulé et privé de soins sa fille Serena durant près de 2 ans.

Le verdict est attendu ce mercredi après-midi au procès de l'affaire Serena devant la cour d'assises de la Haute-Vienne
Le verdict est attendu ce mercredi après-midi au procès de l'affaire Serena devant la cour d'assises de la Haute-Vienne © Radio France - Nathalie Col

Limoges, France

Le jury s'est retiré peu après midi ce mercredi pour délibérer dans le procès de l'affaire Serena. Rosa Da Cruz comparait en appel pour avoir caché durant la naissance de son quatrième enfant durant près de deux ans et pour avoir privé cette fillette des soins les plus élémentaires. Aujourd’hui la petite Serena, qui approche de ses huit ans, souffre de lourdes séquelles. Des conséquences qui exigent une lourde peine selon selon l’avocat général qui a requis 10 ans de prison et un suivi socio-judiciaire.

Pour l'avocat général, pas de doute : Rosa Da Cruz est coupable, car elle a fait vivre à Serena "23 mois d'enfer", dans "l'effroi, la pénombre et l’enfermement. Ce sont des violences volontaires." Il pense d’ailleurs que la fillette  a passé beaucoup plus de temps dans le coffre de la voiture de sa mère que dans une pièce du sous-sol de la maison familiale de Brignac-la-Plaine (Corrèze). 

Il fustige aussi les "dérobades et les postures" de l’accusée qu’il considère comme "une vraie dissimulatrice." Pour lui c’est une stratégie  pour se dédouaner, se racheter une conduite, il estime donc qu'elle mérite une condamnation beaucoup plus lourde qu’en première instance, parce que Serena souffre d’infirmité permanente.

Je n'ai pas honte de demander l'acquittement - Maître Chrystèle Chassagne-Delpech

En colère, l’avocate de la défense prend à son tour la parole en fin de matinée, pour plaider l’acquittement. Selon elle, contrairement à ce que disent les parties civiles _"_Serena n’est pas une enfant fracassée. Elle n’aura pas une vie normale, mais il y a de l’espoir", poursuit maître Chassagne-Delpech. 

Elle avoue tout de même avoir elle aussi jugé très durement sa cliente au départ. "Pour moi c’était une femme maltraitante, sordide." Et elle aussi s’est agacée de l’absence de réponses de Rosa Da Cruz, ses multiples versions et ses contradictions. Mais son avis a changé en découvrant son histoire, ses trois dénis de grossesse. 

L'avocate prend aussi la défense des psychiatres qu'elle a cités comme témoins durant ce procès et malmenés par les parties-civiles et l'avocat général. Elle regrette également le vide juridique autour du déni de grossesse et dénonce "l’argent dépensé pour organiser des procès et mettre ces femmes en prison. Ne serait il pas plus approprié de l’utiliser pour les soigner ?" Car pour la défense c'est une certitude : "Rosa Da Cruz ne sait pas ce qui s’est passé et elle est aussi une victime" dans cette affaire.

Juste avant que le jury se retire pour délibérer, la présidente de la cour d'assises de la Haute-Vienne donne une dernière fois la parole à l'accusée. Rosa Da Cruz parle de Serena. "Sans me rendre compte je lui ai fait du mal. Je lui demande pardon et je demande pardon à ma famille." Elle remercie également les services sociaux et la famille d'accueil qui s'occupe de la fillette depuis six ans.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu