Faits divers – Justice

Douze ans de prison pour avoir tiré sur un automobiliste qui lui faisait des appels de phares

Par Romane Porcon, France Bleu Provence et France Bleu mercredi 4 octobre 2017 à 20:56

L'automobiliste avait tiré sur ce conducteur parce qu'il lui avait fait des appels de phare (Illustration)
L'automobiliste avait tiré sur ce conducteur parce qu'il lui avait fait des appels de phare (Illustration) © Maxppp -

Un automobiliste qui avait tiré à cinq reprises sur un autre véhicule, blessant gravement le conducteur, après que ce dernier lui a fait des appels de phare, a été condamné ce mercredi à 12 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône.

La cour d'assises des Bouches-du-Rhône a condamné un automobiliste à 12 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre. L’homme avait tiré à cinq reprises sur un autre véhicule qui lui avait fait des appels de phare, le 5 mars 2014 sur l'A7.

"Une voiture m'a frôlé. J'ai trouvé que c'était une conduite très dangereuse donc je lui ai fait cinq ou six appels de phares pour lui dire attention." - Francesco, la victime

Une peine de quinze ans de réclusion criminelle avait été requise à la mi-journée contre Mehdi Kerbadou, 36 ans, ancien gendarme volontaire adjoint entre 2002 et 2007 puis responsable de la sécurité du casino d'Aix-en-Provence. Lui conteste cette tentative de meurtre même s'il reconnait s'être trouvé au volant de sa Peugeot 207, le 5 mars 2014 à à 4h11 sur l'A7, à l'heure des faits.

Au volant d'une fourgonnette transportant des médicaments, Francesco avait réagi au dépassement dangereux d'un véhicule : "Une voiture m'a frôlé, j'ai trouvé que c'était une conduite très dangereuse donc je lui ai fait cinq ou six appels de phares pour lui dire attention", témoigne l'homme d'une cinquantaine d'années, rendu infirme d'une jambe par la trajectoire d'un projectile 9 mm qui lui a sectionné partiellement le nerf sciatique.

L'autre automobiliste l'avait attendu à la barrière de péage. Aussitôt après, alors que les deux voitures roulaient à 120 km/h, Francesco avait essuyé cinq tirs. Il avait maîtrisé son fourgon et s'était jeté derrière la barrière de sécurité.