Faits divers – Justice

13-Novembre : le procès de Jawad Bendaoud, le "logeur" des terroristes, aura lieu début 2018

Par Julien Baldacchino, France Bleu mercredi 4 octobre 2017 à 21:59

Jawad Bendaoud avait témoigné à la télévision, avant d'être interpellé
Jawad Bendaoud avait témoigné à la télévision, avant d'être interpellé © AFP - BFMTV

Le procès de Jawad Bendaoud, connu comme le "logeur" des djihadistes qui ont perpétré les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, commencera le 24 janvier prochain, selon plusieurs participants à une rencontre organisée ce mercredi avec le juge.

Il s'était fait connaitre en témoignant à la télévision, disant avoir prêté son appartement de Saint-Denis pour "rendre service" à des gens qu'il ne connaissait pas, et qui se sont avérés être les terroristes des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 : Jawad Bendaoud, le "logeur" des djihadistes, devrait être jugé du 24 janvier au 14 février 2018, selon plusieurs sources qui ont participé ce mercredi à une réunion tenue par le juge en charge de l'affaire, Christophe Teissier, avec les parties civiles.

"Recel de malfaiteurs terroristes"

Jawad Bendaoud sera jugé devant le tribunal de Paris pour "recel de malfaiteurs terroristes" au cours de ce qui sera le premier procès lié aux attentats du 13 novembre. Cette procédure a été séparée du reste du dossier principal, qui est toujours en cours d'instruction. Deux autres prévenus comparaîtront : Mohamed Soumah, proche du "logeur", et Youssef Aïboulahcen, le frère de l'une des femmes tuées dans l'assaut mené le 18 novembre 2015 à Saint-Denis, dans lequel Abdelhamid Abaoud, organisateur présumé des attaques, avait été tué.

En janvier dernier, Jawad Bendaoud a déjà été condamné à huit mois de prison ferme dans une autre affaire, cette fois de trafic de stupéfiants. Très agité à l'ouverture du procès, il avait proféré des insultes avant d'être renvoyé au dépôt et jugé en son absence, puis placé en garde à vue pour menaces de mort, outrage et apologie du terrorisme.

Une douzaine de personnes mises en examen

L'une des avocates des parties civiles, Me Samia Maktouf, a affirmé se réjouir de l'annonce des dates du procès "car c'est une avancée importante et cela va permettre d'avoir des réponses rapidement", a affirmé Me Samia Maktouf, l'une des avocates des parties civiles. Pendant trois jours, toutes les parties civiles du dossier, qui sont 2.000 environ, sont conviées par les juges en charge de l'enquête, pour une "longue synthèse de 16 mois d'enquête depuis la réunion précédente", selon l'avocat Me Gérard Chemla.

Au total, une douzaine d'autres personnes sont mises en examen dans le dossier des attentats du 13-Novembre, et au premier plan Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos, détenu à Fleuy-Mérogis. Avant d'être jugé en France, celui-ci assistera à son procès en Belgique en décembre, pour des tirs sur des policiers en mars 2016, lors de la fusillade qui avait permis son arrestation.