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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

14 plaintes déposées à Toulouse pour violences policières lors des manifestations des "gilets jaunes"

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Ces victimes ont déposé plainte ce lundi après-midi auprès du procureur de la République de Toulouse. Ils dénoncent les violences, et réclament une condamnation de la part du gouvernement.

Lors de la conférence de presse, ce lundi 25 février 2019
Lors de la conférence de presse, ce lundi 25 février 2019 © Radio France - Mathieu Ferri

Les blessures sont plus ou moins lourdes, mais elles sont bien là. Hématomes, côtes cassées, ou carrément coma. Les victimes de violences policières à Toulouse lors des manifestations des "gilets jaunes" commencent à s'organiser. 14 plaintes ont ainsi été déposées lundi après-midi auprès du procureur de la République. Des plaintes contre X, accompagnées de certificats médicaux, pour violences, et parfois aussi pour mise en danger de la vie d'autrui.

Ces personnes, "gilets jaunes" ou non, sont parfois même des simples passants qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment lors des manifestations qui enflamment Toulouse chaque samedi depuis le 17 novembre.

Jean-Jacques, 60 ans, originaire de Saint-Gaudens, était avec son gilet jaune le 12 janvier dernier lorsqu'il est venu manifester à Toulouse. Il explique qu'il s'apprêtait à partir peu après 16h, avant que la mobilisation ne dégénère. Alors qu'il regagnait la place du Capitole pour rejoindre un ami, il indique avoir été encerclé par des fumigènes alors qu'il venait de passer dans le calme devant des membres des forces de l'ordre : "J'étais hébété, et j'ai pas eu le temps de me retourner que j'avais pris un flashball (...) et je suis tombé avec une côte cassée." Jean-Jacques dit ne "pas comprendre" que les policiers "aient cette réaction, même si ce n'est pas tous les policiers". En plus de sa plainte, Jean-Jacques a aussi fait un signalement auprès de l'IGPN, l'Inspection générale de la police.

"Pour moi, c'était des Tortues Ninja" - Gabrielle à propos des CRS

Gabrielle, 31 ans, est gérante d'entreprise à Toulouse. Elle se trouvait dans le centre-ville de Toulouse le samedi 19 janvier, alors qu'une manifestation nocturne des "gilets jaunes" était prévue. Elle soutient le mouvement, mais vu que la manifestation n'a pas vraiment pris ce soir là, elle est partie vers le cinéma avec sa cousine. Elle s'est alors retrouvée dans un mouvement de foule : des "gilets jaunes" coursés par des forces de l'ordre. Gabrielle se retrouve alors coincée place Occitane : "J'ai vu un mur de CRS, mais pour moi c'était des Tortues Ninja. Clairement, c'était un film. (...) Y'en a un qui m'a attrapée par le poignet et qui m'a jetée sur un muret. J'ai eu des hématomes sur la cuisse. Ils sont partis très vite. Ils sont passés sur nous, ils nous ont fait mal, et ils sont partis comme si on n'existait pas. Je veux qu'il y ait des sanctions pour ces personnes qui se prennent pour des cow-boys. J'espère qu'on aura des excuses."

Ils exigent aussi l'interdiction des lanceurs de balle de défense et grenades de désencerclement, et le retrait des policiers non préparés aux missions de maintien de l'ordre lors des manifestations.

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