Faits divers – Justice

15 migrants du presbytère de Doulon non relogés selon les associations

Par Maureen Suignard, France Bleu Loire Océan mercredi 14 décembre 2016 à 16:34

Selon les associations, des migrants du presbytère de Doulon évacué  n'ont pas été relogés.
Selon les associations, des migrants du presbytère de Doulon évacué n'ont pas été relogés. © Radio France - Maureen Suignard

Trois semaines après l'évacuation des migrants du presbytère de Doulon, les associations se disent inquiètes. Selon elles, quinze migrants qui fréquentaient le squat n'auraient pas été intégrés au dispositif de relogement prévu par le mairie et la préfecture. En ce moment, ils seraient à la rue.

Il y a trois semaines, une cinquantaine de migrants avaient été évacués du presbytère de Doulon au petit matin. Vingt-deux autres personnes, non présentes sur les lieux à ce moment, s'étaient manifestées dans la journée et avaient été intégrées au dispositif de "mise à l'abris" de la préfecture et de la mairie. Mais selon les association, quinze autres personnes qui fréquentaient elles aussi le squat, auraient été laissées de côté.

Dans le squat, il y avait de la nourriture, des frigos, des radiateurs, et surtout les effets personnels des migrants. Certains n'ont pas pu rentrer à l'intérieur du squat après l'évacuation. Ils ont perdu tous leurs papiers d'identités, parfois des originaux", raconte Corinne Ducleux qui aide les migrants depuis deux ans.

Dépôt de référé-liberté pour être relogés

Il y aurait donc selon les associations, quinze personnes qui n'auraient pas été intégrées au dispositif de "mise à l'abris" mise en place par la préfecture. Elles ont donc choisi de déposer des référés-liberté devant le tribunal administratif pour contraindre l'état à reloger ces personnes.

Et pour les associations, le problème de logement des migrants est encore plus étendu. Il y aurait 250 à 300 migrants dans les rues de Nantes et de la métropole.