Faits divers – Justice

12 personnes interpellées et 430.000 euros saisis dans une affaire de travail illégal et blanchiment en Haute-Vienne

Par Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin vendredi 30 septembre 2016 à 15:37

Les pièces détachées de véhicules vétustes ou accidentées au cœur de cette affaire
Les pièces détachées de véhicules vétustes ou accidentées au cœur de cette affaire - Gendarmerie de la Haute-Vienne

Douze personnes ont été interpellées et 430.000 euros saisis en début de semaine par les gendarmes de la Haute-Vienne. Une affaire de vente illégale de pièce détachées, le tout sur fond d'arnaque aux aides sociales.

Tout commence il y a deux ans. Des gendarmes patrouillent à Nieul, où une entreprise de négoce attire leur attention. Elle est censée être en cessation d'activité depuis 2013. Mais très vite, une enquête est lancée et démontre que l'entreprise réalise des revenus importants. Grâce à la revente de pièces détachées de véhicules vétustes ou accidentés. Et par la revente de palettes en bois via d'autres sociétés. Une activité non déclarée et donc illégale.

Ils réinvestissaient dans l'immobilier

Ce mardi, plus de 90 gendarmes sont mobilisés pour interpeller sur sept sites et au même moment, douze personnes, des gérants et employés de diverses sociétés. Ils sont soupçonnés de travail illégal aggravé, de blanchiment mais aussi de fraude aux prestations sociales. Ils réinvestissaient leurs bénéfices dans l'immobilier, tout en bénéficiant de nombreuses aides sociales. Ajoutez à cela le fait qu'ils ne déclaraient aucun revenu à l'administration fiscale, et cela vous donne un préjudice estimé à 950.000 euros.

Près d'un million d'euros de préjudice

D'ailleurs, lors des perquisitions, les gendarmes ont retrouvé d'importantes sommes d'argent, près de 170 moteurs de voitures près à l'export, de nombreux métaux conditionnés à la revente, des contrefaçons de vêtements, mais aussi, et c'est plus troublant, des fusils et des armes de poing. Le montant des saisies au titre des avoirs criminels basé principalement sur les véhicules et biens immobiliers est estimé à 430.000 euros. L’enquête judiciaire se poursuit dans le cadre d'une instruction.

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