Éducation

A 17 ans, il lance un financement participatif pour devenir apiculteur

Par Julien Balidas, France Bleu Limousin et France Bleu lundi 18 janvier 2016 à 16:44

© Radio France - Julien Balidas

Jérémy Chauffour, 17 ans, est passionné par l'apiculture depuis l'enfance. Au point d'avoir embarqué toute sa famille dans son projet. Ce lycéen limougeaud est même prêt à mettre ses études entre parenthèses pour tenter sa chance au milieu des abeilles.

Jérémy, en Terminale S au lycée Raoul Dautry de Limoges, ne rêve que d'une chose : devenir apiculteur. Il va tranquillement passer le bac en fin d'année mais une fois cette étape franchie, il se consacrera aux abeilles. "Mes parents m'ont donné l'autorisation" sourit-il. Il possède déjà une dizaine de ruches et vient de récolter près de 4500 euros via la plateforme de financement participatif Miimosa. 

Une passion et beaucoup d'ambition

Les quelques ruches qu'il possède se trouvent au fond du jardin de ses parents, à Glanges. L'été dernier, avec trois ruches, il a sorti 140 kilos de miel. Chaque ruche comportant environ 80 000 abeilles en pleine saison. Le financement participatif devrait lui permettre d'acquérir une cinquantaine de nouvelles ruches. "Une ruche c'est entre 80 et 90 euros et avec les essaims qui coûtent une centaine d'euros, l'investissement est important", confesse-t-il. 

Dans la famille, tout le monde s'y met

Un investissement qu'il gère quasiment tout seul, même si "les parents aident quand même". Les parents justement, ils n'étaient pas forcément pour au départ. "On a vu qu'il était très motivé et ça nous a fait changer d'avis" avoue Martine, la maman. Depuis, elle a même bouleverser son emploi du temps. "Je suis passée à temps partiel. Comptable de profession, ça me permet de gérer la partie administrative du projet." Un projet auquel participe aussi la petite amie de Jérémy, Laura : "Je vais faire des études dans la gestion d'entreprise pour prendre entièrement part à l'idée de Jérémy." 

Avec les nouvelles ruches, Jérémy devrait se retrouver avec 4 millions d'abeilles à gérer en pleine saison. Et ça ne lui fait pas peur. "Je veux y consacrer une année, voir comment ça évolue. Et en profiter aussi pour me former auprès d'apiculteurs professionnels de la région." 

Jérémy Chauffour ne manque pas d'idées. La production devrait être beaucoup plus importante avec les nombreuses ruches la saison prochaine, et donc se diversifier. Ce qui va lui permettre de faire du miel classique bien sûr, mais aussi de la gelée royale. L'apiculture est un domaine très vaste. Le venin d'abeille pourrait même l'intéresser.

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