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Faits divers – Justice

18 ans de prison pour ce père de famille jugé pour meurtre aux assises de la Gironde

vendredi 24 novembre 2017 à 16:21 Par Fanette Hourt, France Bleu Gironde

José-Antonio Claveria était jugé depuis lundi pour le meurtre de Braz Batista, en août 2013. Il est condamné ce vendredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Gironde.

Fin de procès aux assises de la Gironde
Fin de procès aux assises de la Gironde © Radio France

Bordeaux, France

Après cinq heures de délibéré, la cour d'assises de Gironde rend sa décision ce vendredi : José-Antonio Claveria est condamné à 18 ans de prison pour le meurtre de Braz Batista. Ce jeune homme a été tué en août 2013 de deux coups de feu à Carbon-Blanc, dans un contexte extrêmement tendu entre les deux familles.

Ce père de famille de 66 ans est donc condamné à 18 ans de prison, comme le réclamait le parquet. Ses trois fils étaient eux jugés pour violences aggravées. Deux d'entre eux sont condamnés à deux ans de prison, le troisième à 30 mois de réclusion criminelle.

Tension dans la salle d'audience

Un verdict prononcé dans une ambiance pesante. Un dispositif impressionnant avait même été mis en place : une vingtaine de policiers appelés en renfort pour éviter tout débordement. Ils étaient répartis dans la salle d'audience et encadraient les bancs où la famille de la victime était installée. Une quinzaine de personnes, surtout des hommes, assis, et qui semblaient stressés, tendus.

Cette tension était d'ailleurs palpable. Le père de la victime s'est levé un instant. Immédiatement, un policier est intervenu pour lui demander de s'asseoir. L'homme a alors élevé la voix, clamant : "Ne vous inquiétez pas, il n'y aura rien de notre part".

Après plusieurs minutes d'attente, la cour est finalement entrée dans la salle d'audience. Le juge a pris la parole. L'air dur, sévère, il a prévenu : "Je ne veux aucune manifestation d'humeur", sous peine d'arrestation. A nouveau, le père de la victime est intervenu, et lui assurant sa bonne foi. Le verdict finalement tombe. Pas un bruit dans la salle, pas un soupir, pas un mouvement. Et la famille est repartie, comme un seul homme.

"Un soulagement"

Il faut dire que ce verdict est un soulagement pour Alexandre Novion, l'un des avocats de la famille de la victime : "C'est un soulagement, en particulier pour les parents, qui ont vécu depuis quatre ans, une vie qui n'est plus une vie", assure-t-il. "Ils ne pouvaient même pas commencer un véritable deuil. Toute leur vie, tous leurs instants étaient consacrés à l'attente de ce procès. Et on peut dire que ce procès était devenu une obsession et qu'ils avaient absolument besoin que la justice passe, et qu'elle passe d'une façon juste."

Alexandre Novion, l'un des avocats de la famille de la victime.

Un avis qui n'est évidemment pas partagé par l'avocat de la défense, Simon Cohen, qui a "un sentiment d'injustice et de déséquilibre". "Cela ne tient aucun compte ni des circonstances des faits, ni de la personnalité de cet homme de 66 ans dont la vie était jusque-là irréprochable, et dont ce qui était le cours paisible de sa vie a été troublé par l'émergence d'individus animés par un esprit de haine", tonne-t-il.

Je crois qu'on a prononcé un châtiment, mais qu'on n'a pas rendu la justice." – Simon Cohen, l'un des avocats de la défense

Simon Cohen souhaite faire appel de cette décision, mais précise que cela dépendra de son client, qui est selon lui déjà très fatigué par ce procès et par ces années qu'il a déjà passé en prison.

Simon Cohen, l'un des avocats de la défense.