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Faits divers - Justice

18 mois après la disparition de la Poitevine Tiphaine Véron au Japon, sa famille ne croit plus à l'accident

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Cela va faire 18 mois fin janvier que Tiphaine Véron a disparu au Japon. La Poitevine n'a plus donné signe de vie depuis juillet 2018 mais sa famille ne désarme pas. Elle ne croit plus à la thèse de l'accident et penche plutôt pour l'enlèvement. Avec son association, elle compte continuer à enquêter

Damien Véron, le frère de Tiphaine, cette Poitevine disparue au Japon depuis la fin juillet 2018
Damien Véron, le frère de Tiphaine, cette Poitevine disparue au Japon depuis la fin juillet 2018 © Radio France - Isabelle Rivière

Poitiers, France

Ils ne croient plus en la thèse de l'accident. A Poitiers, la famille de Tiphaine Véron, cette Poitevine portée disparue depuis la fin juillet 2018 au Japon, n'abandonne pas les recherches mais change de piste. Après plusieurs déplacements au Japon, après moultes recherches, y compris avec des policiers et des experts, autour de son hôtel, le "Turttle Inn" situé près d'une rivière à Nikko, la famille n'a rien retrouvé. Aucune trace de Tiphaine. 

Un dossier japonais peu fourni

Le dossier d'enquête japonais que la famille a réussi à faire traduire ne comporte que peu d'éléments : des auditions mais pas d'interrogatoires à proprement parler, et quelques contradictions malgré tout. Quant aux données pour géolocaliser le compte Google du téléphone de Tiphaine, elles montrent que la jeune femme n'a sans doute jamais quitté son hôtel ce jour-là. 

La piste de l'accident écartée

Pour Damien Véron, le frère de Tiphaine, il fallait "explorer la piste de l'accident jusqu'au bout avant de l'écarter". Mais dès le début, dit-il, des inspecteurs japonais chevronnés ont évoqué la piste de l'enlèvement. Aujourd'hui, la famille estime que c'est la plus probable. D'autant qu'avec l'aide de Xavier Niel, le fondateur de l'opérateur de téléphonie mobile Free, les a aidé dans leur enquête. 

Grâce à Xavier Niel, nous savons que son portable n'a pas été éteint de manière habituelle. Il a été coupé de façon violente : soit que la batterie a été arrachée soit qu'il a été cassé, explique Damien Véron. 

Une coopération Paris-Tokyo mise à mal

Aujourd'hui, la famille espère que la police française pourra enquêter sur place. Mais l'évasion de Carlos Ghosn pourrait refroidir les relations franco-japonaises et geler les efforts de coopération entre les deux pays. On rappelle qu'une juge d'instruction a été nommée à Poitiers. Mais toujours pas de feu vert pour envoyer des enquêteurs français sur place. 

Une association pour financer d'autres recherches

De son côté, la famille Véron a monté une association "Unis pour Tiphaine". La première assemblée générale a réuni une cinquantaine de personnes à Poitiers ce week-end. Des personnes émues par le sort de la jeune poitevine et qui, par leurs dons, ont permis à la famille de se rendre plusieurs fois au Japon depuis la disparition de Tiphaine. 

A quoi servent les dons ?

En un an et demi, elle a dépensé environ 50.000 euros pour mener sa propre enquête in situ, mobiliser les autorités locales, et motiver les recherches. Le plus gros de l'argent des dons a financé le transport : l'avion pour aller au Japon, le train pour se rendre de Tokyo à la région de Nikko, la voiture sur place. Il y a aussi les dépenses pour les recherches : experts français spécialisés dans le secours en milieu périlleux, équipes cynophiles, détective privé, et interprètes. Il y en a eu pour plus de 25.000 euros. A cela s'ajoute les honoraires des avocats en France et au Japon : plus de 7.000 euros. Sans compter les frais sur place : hébergement, frais administratifs, Wifi, téléphone et alimentation. Tous ces dons seront désormais gérés par l'association Unis pour Tiphaine.

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