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Faits divers – Justice

Dix-huit mois de prison requis contre un médecin d'Héricourt poursuivi pour agression sexuelle

jeudi 31 mai 2018 à 11:04 Par Caroline Felix et Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Le praticien, qui travaillait au Centre de réadaptation fonctionnelle d'Héricourt (Haute-Saône), est accusé d'agression sexuelle. Les faits se seraient déroulés en 2010 selon la victime. Le parquet a requis 18 mois de prison à l'encontre du médecin. Le jugement doit être rendu le 4 juillet.

Le procureur a requis 18 mois de prison dont six ferme à l'encontre du médecin (image d'illustration)
Le procureur a requis 18 mois de prison dont six ferme à l'encontre du médecin (image d'illustration) © Maxppp - Lionel VADAM

Héricourt, France

Le prévenu, un rhumatologue à la retraite depuis 2 ans, est poursuivi pour"agression sexuelle sur une personne vulnérable par personne abusant de l'autorité de sa fonction"

D'après la version des parties civiles, c'est lors d'une visite au domicile de son ancienne patiente que le rhumatologue l'aurait sexuellement agressée. Le praticien aurait prétexté un massage du dos pour se placer à califourchon sur elle et lui imposer notamment des caresses au niveau du sexe. La victime explique n'avoir pas réussi à se défendre à cause de son handicap aux lombaires qui l'empêchait de se déplacer.  

Un procès parole contre parole

Marilyn, la victime présumée, une mère de famille, explique avoir délibérément pris 25 kilos depuis les faits pour éviter les regards des hommes sur elle. _"_J'ai du mal avec les hommes. Je m'en prends même a mon mari et à mon petit garçon de 7 ans qui n'y est pour rien", confie-t-elle dans un sanglot.  

Pendant l'audience de mercredi, Marilyn n'a pu fournir aucune preuve formelle, si ce n'est ces deux appels qu'elle a reçus du médecin. Le premier, le jour des faits puis le deuxième, deux semaines après. L'avocat du rhumatologue rétorque : "un praticien a quand même bien le droit de s'enquérir de la santé de sa patiente !".

Dix-huit mois de prison requis à l'encontre du médecin

Le procureur lui rappelle que le prévenu a menti lors des dépositions, en affirmant ne jamais avoir passé de coup de téléphone. Alors que la victime elle n'a jamais changé de version  :"Tout ce qu'elle a dit a été vérifié, confirmé, et notamment l'histoire des appels". Le médecin de son coté a refusé de s'exprimer lors du procès.

Le procureur a requis dix-huit mois d'emprisonnement, dont six mois ferme à l'encontre du médecin.