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Faits divers – Justice

180 jours d'ITT après avoir été agressé violemment avec un manche de pioche dans le Biterrois

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Par , France Bleu Hérault

Un mari jaloux a été gravement blessé à Villeneuve-lez-Béziers. Un chef d'entreprise l'a roué de coups avec un manche de pioche. Son agresseur, qu'il pensait être l'amant de sa femme, a été condamné ce mercredi à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Béziers.

Salle des pas perdus du Palais de justice de Béziers
Salle des pas perdus du Palais de justice de Béziers © Radio France - Stéfane Pocher

Villeneuve-lès-Béziers, France

Un chef d’entreprise de Murviel-lès-Béziers (Hérault) a été condamné à deux ans de prison ferme, sans mandat de dépôt. Ce Turc était poursuivi ce mercredi devant de tribunal de grande instance de Béziers, pour avoir violemment frappé un homme avec un manche de pioche. La victime a été gravement blessée. 180 jours d’ITT. Les deux avant-bras cassés ainsi qu’un tibia et le nez.

Son agresseur s’est acharné sur lui

Les faits se sont déroulés le 18 avril dernier sur le parking d’une discothèque en plein après-midi à Villeneuve-les-Béziers. La victime, originaire du même village, était persuadée que sa femme (qui était sur le point de le quitter) avait une relation avec son agresseur. Pendant des mois (depuis janvier) le mari jaloux l'a menacé avec un couteau, insulté, humilié en public, harcelé au téléphone, lui donnant des rendez-vous à plusieurs reprises pour s'expliquer avec lui. 

Le chef d’entreprise se serait rendu, selon ses dires, à bien des reprises jusqu'à ce 18 avril 2019. La victime honore son engagement, mais accompagnée de son cousin. En sortant de la voiture, le mari jaloux aurait provoqué une nouvelle fois le chef d’entreprise en mettant sa main dans sa veste, faisant croire qu'il avait une arme. 

Son agresseur ne se contrôle pas

Ce père de famille de deux enfants prend alors un manche de pioche dans sa voiture et s'acharne sur ce dernier.

"J’ai pété un câble. Je ne sais pas ce qui m'a pris. C'est allé très vite. J'étais fatigué, il y avait de la peur, mais aussi de la colère".

La victime, absente à l'audience, a ensuite été déposée aux urgences de l’hôpital de Béziers dans un très mauvais état. L'agresseur a bien du mal à expliquer cette réaction disproportionnée. "Vous auriez pu le tuer" dixit le président de l'audience Stéphane Martel. "Vous ne vous rendez pas compte. Vous étiez excédé. Mais vous auriez pu vous retrouver aux Assises. C'est de l'acharnement, un déchaînement de violence."

Mari jaloux et violent

Avant de se rendre à Villeneuve-les-Béziers, le mari jaloux s'est violemment emporté contre sa femme (sept jours d'ITT). Le couple était en pleine séparation. Le mari est décrit comme agressif et d’une très grande jalousie.  Sa femme était harcelée. Le jour de son agression, la victime s’était emporté contre cette dernière qui voulait le quitter.

Le prévenu dit ne pas la connaître et dément être son amant

Ce chef d'entreprise explique être marié depuis 20 ans. Sa société, créée avec son frère, emploie 22 salariés. Il n'est pas inconnu de la justice. Son casier judiciaire porte huit mentions (dont une condamnation pénale) pour violence, délit de fuite, travail dissimulé, conduite sans permis .

"La victime a certainement eu des gestes et des propos déplacés, mais vous n'avez pas porté plainte. Vous auriez dû. On n'en serait pas arrivé là" rajoute Matthieu Colomar, le substitut du procureur. "On ne se fait pas justice soi-même. Vous dites avoir été à bout, mais ce n'est pas une excuse." Son avocat, David Bertrand, rappelle que son client a été harcelé pendant des semaines, qu’il n’a pas peut-être pas eu les bons réflexes, mais la victime est considérée comme paranoïaque et violente.

Matthieu Colomar réclame dix-huit mois de prison, dont six avec sursis. Le tribunal va au-delà du réquisitoire du ministère public. Le prévenu est aussi condamné à 5.000 euros d’amende et une interdiction d’avoir une arme pendant cinq ans.