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Faits divers – Justice

VIDÉO - 1er-Mai : ce que l’on sait de l’intrusion à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Des dizaines de participants au défilé du 1er-Mai ont fait irruption jeudi dans l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Débordements "inédits" ainsi que l'a qualifié Martin Hirsch le patron de l'AP-HP, ou tentative, pour les manifestants, d'échapper aux CRS ? Une enquête a été ouverte.

L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris
L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris © AFP - KENZO TRIBOUILLARD

Que s'est-il passé mercredi à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, en marge du défilé parisien du 1er mai

Une trentaine de personnes ont été placées en garde à vue, puis relâchées jeudi soir, à la suite d’une intrusion dans l’enceinte de l’établissement, qualifiée d'"attaque" par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Une enquête a été ouverte. 

Une "intrusion" selon la direction

Peu après 16h, alors que les tensions redoublent entre "radicaux" et forces de l'ordre et que le cortège est séparé entre la place d'Italie et le boulevard de l'Hôpital, plongés sous les gaz lacrymogènes, la directrice de La Pitié-Salpêtrière est informée d'une tentative d'intrusion dans l'établissement. 

"Je me suis immédiatement rendue sur place, et lorsque je suis arrivée, la grille était forcée, la chaîne avait cédé, et des dizaines de personnes étaient en train d'entrer dans l'enceinte de l'hôpital", a témoigné Marie-Anne Ruder auprès de France Inter. 

Parmi les "intrus", des "gilets jaunes" et des individus au visage dissimulé, a assuré la directrice de l'établissement, qui a appelé les services de police en raison notamment de "gestes violents et menaçants"

Des manifestants aux portes du service de réanimation

Des dizaines de personnes "se sont précipitées en montant un escalier, en passant une passerelle vers le service de réanimation chirurgicale", qui accueille des "patients particulièrement vulnérables", a déclaré le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, sur BFMTV. 

Sur la foi d'images de vidéosurveillance "absolument édifiantes" et qui seront transmises aux enquêteurs, il a décrit la tentative d'intrusion "alors que s'interposaient des infirmières, un interne (...) qui tenaient la porte avec toute la force qu'ils pouvaient avoir en criant 'attention, ici il y a des patients'"

"Il aurait pu se produire un drame dont je n'ose même pas imaginer les conséquences", a affirmé ce jeudi sur franceinfo Martin Hirsch.

► La vidéo tournée par le service de réanimation que franceinfo s'est procurée.

Sur France Inter, Mickaël Sebban, un médecin interne, raconte qu'il a empêché avec d'autres personnes les manifestants d'entrer dans le service de réanimation de l'hôpital : "On essaie de bloquer la porte tant bien que mal, alors que de l’autre côté des personnes essaient de pousser". Et l'interne de poursuivre : "Ils criaient ouvrez la porte et nous on criait on ne peut pas, c’est un service de réanimation. C’était bizarre comme sensation, mais c’est revenu à la normale quand sont arrivées les forces de police. Ça a duré moins de cinq minutes."

Dans quel but ? "C’est un peu difficile de différencier les casseurs des gens qui voulaient juste se mettre à l’abri des lacrymogènes", a reconnu Mickaël Sebban, "mais en tout cas ces gens essayaient de forcer la porte".

Les manifestants tentaient-ils d'échapper aux CRS ?

Certains témoignages expliquent que les manifestants tentaient en fait d'échapper aux CRS. 

Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants présents dans l’enceinte de la Pitié-Salpêtrière. 

On y voit également des forces de l'ordre arriver par cette même entrée et faire ressortir les manifestants vers le boulevard de l'Hôpital.

Autres débordements majeurs lors ce 1er mai qui a comptabilisé plus de 300 gardes à vue : une école du 13e arrondissement a été ciblée par les manifestants à Paris et des gilets jaunes ont tenté de pénétrer dans un commissariat à Besançon.

  - Visactu
© Visactu
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