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Dossier : Attentat mortel à Strasbourg sur le marché de Noël

Deux ans après l'attentat du marché de Noël de Strasbourg : "On n'est pas guéri à 100%"

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Le 11 décembre 2018 au soir, Cherif Chekatt tuait 5 passants dans l'hypercentre de Strasbourg et blessait 11 personnes. Pour les victimes et les rescapés, la reconstruction est difficile. Mostafa Salhane, le chauffeur de taxi pris en otage le soir de la fusillade, est toujours en arrêt maladie.

Mostafa Salhane, le chauffeur de taxi pris en otage par Cherif Chekatt
Mostafa Salhane, le chauffeur de taxi pris en otage par Cherif Chekatt © Radio France - Olivier Vogel

C'est à 19h58, alors qu'il venait de déposer quatre députés italiens à leur hôtel de la petite France, que Chérif Chekatt s'est engouffré, revolver à la main, dans le taxi de Mostafa. "Il m'a dit 'commence à prier', je me suis dit 'voilà l'heure est arrivée'". Le taxi roule pendant un quart d'heure, vers le Neuhof d'abord, puis en direction du commissariat, "il voulait finir le travail, c'était son but"

Mais Chérif Chekatt, blessé par balles par les militaires de l'opération sentinelle saigne abondamment, il a mal, le taxi s'arrête à Neudorf, Mostafa propose des mouchoirs en papier et de l'eau à Cherif Chekatt qui poursuivra sa cavale à pied avant d'être abattu, deux jours plus tard, par une patrouille de police dans la rue du Lazaret, dans ce même quartier de Neudorf.

Le début du cauchemar pour le chauffeur de taxi

Trois mois plus tard, Mostafa entre dans une période de grosse dépression. "Vous n'avez plus envie de vivre, vous vous dites que vous êtes dans une histoire que vous n'avez pas choisie, vous avez envie d'en finir, vous êtes fâché avec tout le monde, une haine pas possible au fond de vous, vous pleurez tout seul, il n'y a plus aucun plaisir".

Deux ans après, on n'est pas guéri à 100%

Mostafa dit que grâce au travail des psychologues il va mieux, mais que les événements comme les récents attentats "balayent tout le travail des psychologues et font ressurgir la soirée du 11 décembre 2018". Le chauffeur de taxi est toujours en arrêt maladie, il ne se voit pas reprendre le travail. Régulièrement, il va s'aérer la tête au Maroc, retrouver ses copains qui le font rire et veut, dès que ce sera possible, aller raconter son histoire dans les collèges.

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