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Faits divers – Justice

Deux ans de prison ferme après une course-poursuite en plein Clermont-Ferrand

vendredi 26 octobre 2018 à 18:55 Par Elodie Vergelati, France Bleu Pays d'Auvergne

Le Puydômois qui avait refusé, il y a un mois, d'obtempérer à un contrôle de police à Clermont-Ferrand, a été condamné ce vendredi à deux ans de prison ferme.

Le Puydômois condamné à 2 ans de prison ferme avait refusé d'obtempérer à un contrôle de police le 27 septembre à Clermont-Ferrand.
Le Puydômois condamné à 2 ans de prison ferme avait refusé d'obtempérer à un contrôle de police le 27 septembre à Clermont-Ferrand. © Maxppp - Alexis Sciard

Clermont-Ferrand, France

Une peine à la hauteur de la gravité des faits. Le Puydômois qui avait refusé d'obtempérer à un contrôle de police à Clermont-Ferrand le 27 septembre dernier, a été condamné à deux ans de prison ferme ce vendredi.  

Une course-poursuite de 35 minutes

Au tribunal, les juges déroulent, étape par étape, cette scène digne d'un film d'action qui s'est produite à Clermont Ferrand il y a tout juste un mois. Des policiers remarquent un homme en voiture, portable à la main. Ils lui demandent de s'arrêter, le Puydômois fait mine d'obtempérer et puis il prend la fuite. Une quinzaine de policiers tentent de le rattraper pendant 35 longues minutes. 

Je ne voulais blesser personne, j'étais sous l'emprise de la cocaïne

Ils ne lésinent pas sur les moyens : 5 véhicules mobilisés, deux barrages installés avec camion benne en travers de la route. Rien n'y fait, le fuyard est coriace.  Il brûle des feux rouges, roule à contresens, défonce des panneaux. "Je ne voulais blesser personne, j'étais sous l'emprise de la cocaïne", explique-t-il à la barre.

Il m'a foncé dessus, un policier

Sauf qu'un des policiers a eu la peur de sa vie. "Il m'a foncé dessus, littéralement. Quand je l'ai pris en chasse, il venait percuter ma voiture à plusieurs reprise", raconte-t-il... Le fonctionnaire est obligé de dégainer son arme pour immobiliser le véhicule. Le fuyard termine à pied et finit par être interpellé. Pourquoi un tel emballement? Une telle obstination chez le fuyard ? "Je ne pouvais pas m'arrêter, je roulais sans permis", répond le trentenaire, qui a déjà fait de la prison pour trafic de drogues. Il y retourne, donc, pour un certain temps. 

A l'issue de l'audience, l'homme a regagné sa cellule de Riom où il était placé en détention provisoire. A la peine de 24 mois s'ajoutent l'annulation de son permis et l'interdiction de le repasser pendant un an. Il devra verser 2.000 euros de dommages et intérêts à l'un des sept policiers qui s'étaient constitués parties civiles.