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Faits divers – Justice

Poitiers : l'agresseur d'une joggeuse condamné à deux ans de prison

lundi 27 mars 2017 à 16:47 - Mis à jour le lundi 27 mars 2017 à 18:24 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Le tribunal correctionnel de Poitiers a condamné ce lundi un homme de 39 ans à deux ans de prison, dont 18 mois ferme. Il a été reconnu coupable d'agression sur une jeune femme qui courait sur les bords de la Boivre, à Poitiers, vendredi dernier.

Le pistolet taser du prévenu a été confisqué par la justice
Le pistolet taser du prévenu a été confisqué par la justice © Maxppp - maxppp

Poitiers, France

La victime âgée de 23 ans, très courageuse, assistait à l'audience ce lundi au tribunal correctionnel de Poitiers. Une présence saluée par le procureur tout autant que son attitude lors de l'agression. Ce vendredi en fin d'après midi, la jeune femme sort de chez elle pour courir. Sur son chemin, elle croise son agresseur en train d'uriner. Elle le dépasse, puis quelques minutes après se met à marcher. C'est à ce moment là qu'elle ressent une douleur au cou. L'homme, armé d'un taser l'électrocute une première fois, puis d'autres fois encore alors qu'elle est au sol. Elle se débat, tente de donner des coups de pied. Est-ce sa rébellion qui fait fuir l'agression ? En tout cas, il s'en va non sans avoir pris au passage son téléphone portable.

Un simple vol ?

A la barre, l'homme, un gaillard de 125 kilos pour 1,76 mètre a une voix fluette qui ne colle pas avec son physique. Très vite, lorsqu'il doit expliquer cette agression, il s'effondre en larmes. Seule explication : son désespoir et sa volonté d'aller en prison, d’où l'agression. "Moi je n'y crois pas, commente le président. S'il voulait tant aller en prison, pourquoi avoir nié les faits pendant les 24 premières heures de sa garde à vue et avoir accusé la police de l'avoir frappé", s'interroge-t-il.

Et puis il y a dans cette affaire des éléments troublants. Lorsque les policiers l'interpellent quelques heures après les faits, ils découvrent sur lui en plus du taser, une cagoule et des gants noirs, un couteau à cran d’arrêt et un vibromasseur. Là encore, le prévenu ne parvient pas à expliquer leur présence dans ses poches. Et puis il y a aussi son passé marqué par une condamnation pour agression sexuelle en 2002.

Une peine mixte

Un casier judiciaire rappelé par le procureur et qui pourrait coller avec les faits mais et c'est son avocate qui se charge de le dire : "je ne pense pas qu'il ait souhaité agresser sexuellement la victime". Impossible à démontrer même si le doute plane au vu de son passé et de l'attirail transporté. Un doute renforcé par l'annonce par le procureur de l'ouverture d'une autre enquête concernant le prévenu mais dont il ne dévoile pas les motifs. Clairement, le doute transparaît dans le réquisitoire du parquet qui parle d'une violence, extrême, incompréhensible, face à laquelle le tribunal doit donner une réponse à la hauteur.

Le procureur réclame deux ans de prison ferme. L'avocate du prévenu tente en réponse de souligner les remords de son client, son immaturité, son isolement. Elle ne parvient quasiment pas à minorer le quantum de la peine réclamée. En revanche, le tribunal écoutera sa demande d'une peine mixte. Six mois de sursis sur les deux ans de prison à effectuer. Un sursis assorti d'une mise à l'épreuve de trois ans au cours de laquelle l'homme devra notamment se soigner.