Faits divers – Justice

Rixe en Corse : le procès renvoyé au 15 septembre

Par François Madeuf, France Bleu mercredi 17 août 2016 à 12:40 Mis à jour le jeudi 18 août 2016 à 15:40

La plage de Sisco où s'est déroulée la rixe, samedi.
La plage de Sisco où s'est déroulée la rixe, samedi. © AFP - Pascal Pochard

Le procès des cinq personnes interpellées après la rixe de Sisco, en Haute-Corse, a été renvoyé au 15 septembre. Ils passaient ce jeudi en comparution immédiate devant le tribunal de Bastia.

Les cinq personnes en garde à vue après les événements de la plage de Sisco, en Haute-Corse, ne seront finalement pas jugé en comparution immédiate. Devant le tribunal correctionnel de Bastia, ils ont demandé un délai pour préparer leur défense. Leur audience se tiendra le 15 septembre.

Deux d'entre eux sont des habitants du village. Ils ont été relâchés dans la soirée de mercredi, suite à la médiation des élus nationalistes locaux.  Les trois autres personnes interpellées sont d'origine maghrébine, d'après le parquet, et sont toujours en garde à vue.

Il n'y avait pas de burkini sur la plage

La section de recherche d'Ajaccio est chargée de cette enquête délicate. Plusieurs personnes ont été entendues avant ces interpellations. D'après France Info, la rixe a bien éclaté à cause d'une photographie prise sur la plage, mais le procureur affirme qu'il n'y avait pas de femme en burkini, simplement en robe longue.

Mais les témoignages divergent. D'un côté des jeunes Corses affirment avoir été agressés par les hommes des femmes prises en photos. De l'autre, les trois familles qui faisaient un pique-nique affirment s'être fait insulter par les villageois à cause de la présence d'une femme voilée.

Manuel Valls soutient les arrêtés anti-burkini

Le maire de Sisco n'a pas attendu la fin de l'enquête pour prendre un arrêté interdisant le port du burkini sur les plages de sa commune.

Une décision soutenue par le premier ministre Manuel Valls, ce mercredi. Le Premier ministre dit "comprendre les maires" qui émettent ces arrêtés anti-burkini, "s'ils sont motivés par la volonté d'encourager le vivre ensemble, sans arrière-pensée politique".