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Faits divers - Justice

2019 : un ours décime deux troupeaux de brebis du Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

Que retenez-vous de 2019? L'apparition du Trambus dans l’agglomération du BAB mais aussi l'attaque de la mosquée de Bayonne. Il y a également ce drame survenu au dessus de Cauterets début septembre 2019 : 251 brebis du Pays basque tuées par un ours.

Des éleveurs ont à l'appel d'ELB déposé les brebis mortes ce week-end devant la sous préfecture de Bayonne
Des éleveurs ont à l'appel d'ELB déposé les brebis mortes ce week-end devant la sous préfecture de Bayonne © Radio France - Anthony Michel

Pays Basque, France

Pascal Harispuru (de Bunus) et Romain Jaureguiberry (de Juxue) perdent beaucoup ce premier septembre 2019 : 251 brebis tuées et/ou disparues. Les bêtes ont tenté de s'échapper par tous les moyens en sautant dans les ravins. Le bilan pour Pascal Harispuru est de 191 bêtes perdues. 60 pour Romain Jaureguiberry. Le Parc National des Pyrénées confirme que c'est bien un ours qui a provoqué cette catastrophe.

Des éleveurs ont à l'appel d'ELB déposé les brebis mortes ce week-end devant la sous préfecture de Bayonne - Radio France
Des éleveurs ont à l'appel d'ELB déposé les brebis mortes ce week-end devant la sous préfecture de Bayonne © Radio France - Anthony Michel

Quatre mois après le drame de Cauterets

Quatre mois après l'attaque catastrophique de Cauterets, l'un des deux éleveurs se relève peu à peu du traumatisme subi. Pascal Harispuru a obtenu une indemnisation partielle il y a un mois. Il a choisi de racheter plus de 200 manex têtes noires et quelques têtes rousses. Même choix pour Romain Jaureguiberry qui attend encore des indemnités. 

Redémarrer un troupeau, le travail est monstrueux derrière — Pascal Harispuru

Pascal Harispuru ne veut plus entendre parler de Cauterets

"Le bilan pour moi, c'est 191 bêtes qui ne sont pas revenues à la maison et pour mon collègue c'est 60" "c'est énorme, moi ça représente presque la moitié de mon troupeau !" "J'en avais monté 520 et voilà moins 191 !" "Nous, _le Parc [National des Pyrénées] nous a confirmé que c’était l'ours_" "Du coup, le préjudice de l'ours, donc les indemnités, j'ai perçu mais mon collègue pas encore"

La (difficile) évaluation des pertes

"En fait, il y a des pertes directes et indirectes. Les pertes directes c'est les brebis qu'on a retrouvé mortes ou qu'on a du euthanasier et les pertes indirectes c'est les brebis qui nous manquent à l'heure actuelle. Dont on a pas de traces, qu'on n'a pas vu, qu'on n'a pas pu trouver. Donc les pertes directes ont été payées. Donc moi, ça a été réglé il y a un mois. Mon collègue, il avait très peu de morts c'est surtout des manquantes donc, lui, il n'a toujours pas touché encore" 

Le rebond, malgré les mauvaises surprises

"J'ai racheté un troupeau, mon collègue aussi. Soit on redémarrait avec ce qui nous restait soit on redémarrait avec des [nouvelles] brebis. Bon, moi je voulais pas voir la bergerie à moitié vide. Par contre, on s'en doutait mais on ne le pensait pas, c'est imposable !" "Donc on va se retrouver avec pas mal d’Impôts à payer" "C'est ça qui m'a un peu surpris dans cette histoire. En gros, ils donnent pour récupérer !" 

Redémarrer un troupeau, c'est monstrueux !

"Après, c'est le travail qu'il y a derrière quoi ! Redémarrer un troupeau c'est tout recommencer à zéro. Le travail, il est monstrueux derrière ! Parce que les brebis elles connaissent pas le bâtiment. Elles ne connaissent pas mes prairies. Elles ne me connaissent pas à moi donc il y a deux fois plus de travail. Je vous dis, ça fait bizarre quand vous rentrez dans votre bâtiment et que vous reconnaissez pas vos brebis. C'est dur hein ! Habitué à travailler avec les vôtres, quand vous [les] voyez c'est une évidence mais là une brebis achetée vous la regardez et un quart d'heure après vous ne savez plus laquelle c’était !" "Au début c'est terrible !"

Des manex têtes noires au Pays Basque - Maxppp
Des manex têtes noires au Pays Basque © Maxppp - Xexili Foix

Le retour à Cauterets ? 

"Vraiment, moi, ça m'a fait peur et je ne pense pas que je vais repartir, honnêtement. Et il faut trouver un endroit. Et trouver un endroit où on ne risque pas de revoir ça ! Et où on nous accepte.  C'est pas simple ! On se pose des questions tous les jours, tous les jours, tous les jours ! Moi, là-bas, je me vois pas ! C'est sûr que non ! J'ai ces images, ça je les aurai toujours !  Même s'il y a quelqu'un, nuit et jour, j'aurai trop peur. Je ne serai jamais tranquille !"

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