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25 ans de prison pour l'assassin de la magistrate Bordelaise en 2011

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde samedi 21 juin 2014 à 9:24

Myriam Sanchez enseignante à l'Ecole Nationale de la Magistrature à Bordeaux tuée en 2011

Le verdict a été conforme aux réquisitions devant la Cour d'Assises de la Haute-Garonne. Sylvain Sinanovic l'ex-compagnon de Myriam Sanchez enseignante à l'Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux tuée dans sa voiture devant chez elle en août 2011, a été condamné à 25 ans de prison.

Sylvain Sinanovic, 46 ans, accusé d'avoir assassiné son ex-compagne magistrate et mère de leurs deux enfants en août 2011 à Bordeaux , a été condamné ce vendredi à 25 ans de réclusion criminelle par les Assises de la Haute-Garonne. Les jurés ont retenu la préméditation et au terme de 3h30 de délibéré , ils ont suivi le réquisitoire de l'avocat général qui avait réclamé une peine de 25 ans à l'encontre de l'accusé.

Il reconnaît l'avoir tué mais conteste la préméditation

La découverte, dans sa voiture, du corps sans vie de la magistrate et enseignante à l'École nationale de la magistrature (ENM) avait suscité un vif émoi : la violente agression dont elle avait été victime était-elle liée à sa qualité de magistrate ? Mais très vite, les enquêteurs avaient orienté leurs soupçons sur son ex-compagnon, dont le comportement jaloux et dépressif depuis leur rupture presque trois ans auparavant était attesté par l'entourage.

Interpellé le 25 août 2011 quelques heures après le crime nocturne , ce manutentionnaire de profession, avait reconnu avoir tué sa compagne, Myriam Sanchez, 43 ans, tout en contestant la préméditation de ce geste . Mais pour l'avocat général Pierre Bernard, cette circonstance aggravante ne faisait aucun doute:

"Le voilà qui attend, assis entre deux voitures pendant plusieurs heures, de nuit et avec une arme redoutable, celle dont le comportement le remplit de haine et de rage". — L'avocat général lors de son réquisitoire

Un brise-vitre comme arme du crime

L'accusé - brièvement interné en hôpital psychiatrique en 2009 à la suite de la rupture -  avait appris, le jour du drame par son fils, que Myriam Sanchez avait embrassé sur la bouche son nouveau compagnon. Muni d'un brise-vitre (petit marteau pointu), il l'avait attendue en face de son domicile pour, selon ses dires, lui demander des explications, quitte à casser la vitre de sa voiture si elle refusait. "Mais pour lui parler de quoi ?", a interrogé M. Bernard, rappelant que les deux s'étaient vus dans l'après-midi et que plusieurs SMS avaient été échangés.

"Pour moi, elle ne lui a rien dit cette nuit-là parce qu'il est passé à l'acte aussitôt, il a ouvert la portière et il a frappé aussitôt".

L'avocat général a rappelé la violence des coups multiples portés à la tête, l''absence de geste de défense de la victime et les nombreuses éclaboussures de son sang retrouvées dans l'habitacle.

Vindicatif et nerveux au premier jour de son procès mercredi, l'accusé a écouté les réquisitions recroquevillé sur lui même , le visage le plus souvent dissimulé dans les mains. Les plaidoiries des défenseurs de Sylvain Sinanovic n'ont pas réussi à introduire dans l'esprit des jurés le doute sur les intentions réelles de l'accusé lors du drame.

Les jurés des Assises à Toulouse ont reconnu la préméditation

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