Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

250 euros d'amende requis pour le décrocheur du portrait d'Emmanuel Macron dans la mairie de Sorbiers

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

250 euros d'amende ont été requis contre Vincent Bony au tribunal correctionnel de Saint-Étienne ce lundi, pour avoir décroché le portrait d'Emmanuel Macron en avril 2019 dans la mairie de Sorbiers. Ses avocats plaident la relaxe en faisant valoir la liberté d'expression.

De nombreux militants sont venus en soutien.
De nombreux militants sont venus en soutien. © Radio France - Elie Abergel

Pendant son procès, Vincent Bony a tout assumé. Le décrochage du portrait d'Emmanuel Macron dans la mairie de Sorbiers en avril 2019, une action non-violente menée avec une dizaine de camarades militants d'Alternatiba 42 ? "Un acte fort, destiné à éveiller les consciences", assume-t-il. Cette action menée dans plusieurs villes de France ces dernières années a pour but d'alerter sur la politique d'Emmanuel Macron à propos du changement climatique, et dénoncer son inaction. 

Vincent Bony et Xavier Sauvignet, l'un de ses avocats.
Vincent Bony et Xavier Sauvignet, l'un de ses avocats. © Radio France - Elie Abergel

Action choc revendiquée 

"On va droit dans le mur, on ne peut pas attendre tous les cinq ans l'élection présidentielle pour faire bouger les choses", explique le militant à la barre. "Ce portrait, c'est un symbole, le décrocher et laisser un carré vide et blanc à la place est une action symbolique", continue le militant. Durant l'audience, les débats ont porté sur le sens de l'action de Vincent Bony. Pourquoi ne pas l'avoir décroché et être parti avec ? Le militant assume avoir voulu mener une action coup de poing, conscient que "les manifestations et les pétitions ne suffisent plus". 

Relaxe demandée par la défense

Pour le ministère public, c'est pour cette raison que les faits de "vol en réunion" sont caractérisés, et 250 euros d'amende sont requis contre Vincent Bony. La défense du prévenu, composée de Raphaël Kempf et Xavier Sauvignet, deux avocats venus de Paris, a mis en avant une procédure judiciaire disproportionnée, alors que M. Bony assume à 100% son action. La défense dénonce notamment la garde à vue de leur client suite au décrochage, et la perquisition menée à son domicile. 

Les deux avocats demandent la relaxe, au nom de la liberté d'expression. Une liberté de dire, d'exprimer son avis et son opinion, mais aussi les actes comme ceux de leur client. "Le décrochage du portrait d'Emmanuel Macron est un moyen de la liberté d'expression", a ainsi plaidé Raphaël Kempf. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess