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Faits divers – Justice

27 ans de réclusion criminelle pour le meurtrier de la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

Eric Boucher, 50 ans, a été condamné mardi à 27 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté de 18 ans, pour le meurtre de la lingère de la maison de retraite pour prêtres de Montferrier-sur-Lez, en novembre 2016. Il ne sait pas encore s'il fait appel ou non.

Condamné par la cour d'assises à 27 ans ferme, la peine est légèrement inférieure à ce qui avait été requis par l'avocat général
Condamné par la cour d'assises à 27 ans ferme, la peine est légèrement inférieure à ce qui avait été requis par l'avocat général © Radio France - Salah Hamdaoui

Montferrier-sur-Lez, France

Après trois heures de délibérations ce mardi, la cour d'assises de l'Hérault a condamné Eric Boucher à 27 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté de 18 ans. Ce chômeur de 50 ans a été reconnu coupable du meurtre de la lingère de la maison de retraite pour prêtres à Montferrier-sur-Lez un soir de novembre 2016. Catherine Ségaud, 54 ans, a été tuée de plusieurs coups de couteau, au cours d'un cambriolage qui a mal tourné selon son agresseur. L'avocat général avait requis 30 ferme et 20 ans de sûreté.

Satisfaction des victimes

"C'est une décision qui me parait juste" a réagi Me Jacques Martin, l'avocat du père et du fils de la victime. "Elle tient compte de la gravité des faits et de la personnalité de l'accusé. C'est une décision qui peut être de nature à apaiser, je ne dis pas à réparer mais au moins à panser".

Également partie civile, Me Stéphane Simonin défendait Maryvonne A., elle aussi agressée par Eric Boucher ce soir-là. L'aide-soignante a réussi à se défaire de ses liens avant de donner l'alerte. "La crainte de ma cliente, je ne vous le cache pas, était de devoir redébattre devant une cour d'assises d'appel dans les mêmes conditions mais je pense qu'au visa de la peine prononcée et à l'aune des réquisitions, l'appel s'éloigne".

Appel ou non?

Pas si sûr. Mardi après-midi, la décision n'était pas prise. Me David Mendel, l'un des deux avocats de la défense, faisait part de ses doutes : "On a l'impression qu'ils ont baissé de trois ans pour nous dire faites pas appel, n'imposez pas un autre procès à la famille, mais nous on a quand-même une difficulté avec cette peine de sûreté qui est élevée, donc on sait pas. Voilà un homme qui a 50 ans aujourd'hui, il ne sortira  pas avant d'avoir 65 ans, alors on nous dira que la victime, elle, ne reviendra jamais mais ça c'est un problème de vengeance, pas de justice. On va donc réfléchir aux suites qu'on donne à ce verdict"

La défense a 10 jours pour faire appel. 

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