Faits divers – Justice

Vingt-neuf ans après, les Nîmois se souviennent-ils des inondations d'octobre 1988 ?

Par Fabien Fourel, France Bleu Gard Lozère mardi 3 octobre 2017 à 5:00

Il y a 29 ans, les inondations de la ville de Nîmes
Il y a 29 ans, les inondations de la ville de Nîmes © Maxppp - photo d'illustration

Il y a 29 ans, le lundi 3 octobre 1988, Nîmes vivait les pires inondations de son histoire. Durant près de huit heures, le ciel a déversé plus de 400 litres d'eau au mètre carré. Les flots ont tout emporté sur leur passage faisant 11 morts, dont deux secouristes.

Les Nîmois qui ont vécu cet épisode vous le diront : octobre 1988 fut traumatisant.

En l'espace de quelques heures, 400 litres d'eau au mètre carré se sont abattus sur la ville, transformant tous les cadereaux en torrents, les flots emportants tout sur leur passage.

Des secouristes recherchent des victimes  - Maxppp
Des secouristes recherchent des victimes © Maxppp - photo d'illustration

Quelque 6,000 véhicules ont été engloutis par les eaux, mais c'est le bilan humain de la catastrophe qui a le plus marqué : 11 personnes sont mortes, dont deux secouristes dans un accident d'hélicoptère.

Quelques chiffres pour bien comprendre l'ampleur de la catastrophe

  • Un gros nuage de 30 kilomètres de long
  • 8 heures de déluge permanent sur la ville
  • L'équivalent de 400 litres d'eau au mètre carré
  • 11 morts dont deux secouristes
  • 45.000 sinistrés
  • 6.000 voitures englouties par les eaux
  • 610 millions d'euros de dégâts

Une stèle en hommage aux victimes

Quelques temps après ce drame, une stèle en hommage aux victimes a été inaugurée au bout du canal de la fontaine, près du square Antonin.

Le canal de la fontaine avait débordé à l'endroit où est située la stèle - Radio France
Le canal de la fontaine avait débordé à l'endroit où est située la stèle © Radio France - Fabien FOUREL

Pourtant, tous les Nîmois ne connaissent pas forcément sa signification.

Ecoutez ce que pensent les nîmois de cette stèle commémorative

"Je sais pas ce que c'est. J'ai jamais fait attention. Peut être qu'il y'a eu quelque chose pendant la guerre, je sais pas." Sabrina, une Nîmoise qui passe régulièrement devant la stèle

Il faut dire que la stèle est assez peu visible, petite et abimée.

Mais pour les Nîmois qui ont vécu cet épisode cévenol dramatique, la mémoire est intacte, il s'agit même d'un traumatisme pour Jacques et Nicole : leur maison avait été inondée.

"Je me souviens d'une ville comme en état de guerre, un souvenir traumatisant. Maintenant, dès qu'il pleut fort, on a peur et on redoute la même chose". Nicole, retraitée nîmoise.