Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

TÉMOIGNAGE - Soldats tués au Mali : "Le régiment de Haguenau pleure mais reste debout"

-
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Le sergent Yvonne Huynh, 33 ans, et le brigadier Loïc Risser, 24 ans, deux soldats du deuxième régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin), ont été tués au Mali samedi 2 janvier a annoncé l'Elysée. Le colonel Maurice de Saint Victor revient sur la perte de ces deux militaires.

Le 2eme régiment de hussards de Haguenau est spécialisée dans l'infiltration et le renseignement (Photo d'illustration)
Le 2eme régiment de hussards de Haguenau est spécialisée dans l'infiltration et le renseignement (Photo d'illustration) - 2eme régiment de hussards de Haguenau

Le deuxième régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin) a perdu deux de ses soldats samedi 2 janvier. Le sergent Yvonne Huynh, 33 ans et le brigadier Loïc Risser, 24 ans et originaire de Saint-Louis (Haut-Rhin), ont été tués au Mali, dans le cadre de l'opération Barkhane. Le colonel Maurice de Saint Victor a connu et formé les deux militaires : "On prend comme un coup au milieu de l'estomac, comme un éclair, un flash, on se souvient de leur visage, puis après la place du chef reprend la main." 

"On pleure un camarade, parfois un ami"

En charge des 900 hussards, le colonel a dû annoncer la nouvelle à la famille des deux militaires : "Les parents, les frères et sœurs, puis prévenir les familles de cœur et évidemment la famille militaire." Le régiment est aujourd'hui en deuil. "Ce sont des visages qui ne seront plus dans les rangs, des visages qu'ils ne croiseront plus au quartier," déclare Maurice de Saint Victor. 

Il sait également que des liens se sont créés avec les deux militaires : "On pleure un camarade, parfois un ami pour certains, très proche." Pour le moment, aucun hommage militaire ni civil n'est prévu. 

Qui étaient Loïc Risser et Yvonne Huynh ? 

Le brigadier Loïc Risser avait 24 ans. Originaire de Saint-Louis (Haut-Rhin), il intègre le régiment en avril 2016. "C'était un observateur-photographe, sa mission était d'être avec la population, il avait des compétences de prises de vue lointaine", décrit le colonel. Son objectif "était de ramener une image.

Le colonel Maurice de Saint Victor, en charge du 2e régiment de hussards de Haguenau.

Un profil discret, "une qualité forte dans le milieu du renseignement, et surtout il avait une capacité à commander puisque aujourd'hui il était brigadier, le premier grade d'encadrement", précise Maurice de Saint Victor. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Le sergent Yvonne Huynh, née à Trappes (Yvelines), avait elle 33 ans. Mère d'un jeune garçon, c'est la première femme de l'armée française tuée au Sahel. Elle s'engage en 2006 dans le 3e régiment d'artillerie de marine puis est projetée au Tchad l'année suivante dans le cadre de l'opération Epervier. "Mission pour laquelle elle est récompensée d'un témoignage de satisfaction", rappelle l'armée de Terre dans un Tweet. 

En 2014, elle part à la Réunion pour s'occuper de jeunes en réinsertion professionnel. C'est en août 2017 qu'elle intègre le 2e régiment de hussards de Haguenau. "Sa spécialité était l'appuie recueil, cette capacité à s'engager avec la population, mettre en confiance les gens", déclare le colonel. 

Maurice de Saint Victor rappelle que la mort est un risque dont les militaires ont conscience. "C'est une donnée qui est prise en compte dans notre action, on vit avec et cela ne freine pas notre action", précise le gradé.  

Infiltration et renseignement

Ces deux soldats appartenaient à un régiment spécialisé dans l'infiltration et le renseignement. Formés pendant 11 mois, ils ont notamment abordé le risque des engins explosifs improvisés, dont ils ont été victime au Mali. "C'est une menace sournoise, on s'y forme pour tenter de les éviter et surtout réagir à tous les indices qui pourraient laissé sous-entendre qu'on est menacé", décrit le colonel. 

Au total, 53 soldats français ont été tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval puis Barkhane

Choix de la station

À venir dansDanssecondess